mercredi 31 août 2011

Captain America : The First Avenger.


J'ai jamais pleuré devant un film. J'arrive à m'émerveiller, à frissonner, à m'accrocher à mon siège, à avoir peur, à rester bouche bée, à m'émouvoir, à avoir le cafard. Je me laisse facilement absorbé par un film... Mais à pleurer, jamais. D'ailleurs, j'aime bien me foutre de la gueule des gens à qui ça arrive, persuadé que ça m'arriverait jamais. Et puis...

On est à New-York, début des 40's. Tandis que l'Europe s'embrase, le jeune Steve Rogers n'aspire qu'à une seule chose, combattre le nazisme en s'enrôlant dans l'armée américaine. Mais cette dernière le réforme, à cinq reprises. Trop petit, trop frêle, trop souffreteux. Un corps de merde quoi. Mais une volonté qui dépasse la raison.
Lors d'une énième tentative, Steve fait la connaissance d'un scientifique, le professeur Abraham Erskine. Ce dernier, fasciné par le jeune homme, lui propose de se porter volontaire au projet sur lequel il travaille pour le compte de l'armée. L'élaboration d'un sérum permettant à tout être humain d'atteindre sa plénitude physique... Le sérum du Super Soldat.

De l'adaptation la plus risquée, les studios Marvel en ont tirée leur meilleur film (subjectivement évidemment). Et l'un des meilleurs du genre, car porté par un des réalisateurs les plus sous-estimés d'Hollywood, Joe Johnston.
Directeur artistique de deux des plus grandes trilogies du Septième Art (Star Wars et Indiana Jones) et créateur de Boba Fett (même Dieu n'aurait pas fait mieux...), Johnston s'est doté, à partir des 90's, d'une petite filmographie qui, sans atteindre le culte, s'avère être une véritable déclaration d'amour au cinéma d'aventure. De Honey, I Shrunk The Kids à Jurassic Park III, en passant par The Rocketeer et Jumanji (han Kirsten y était vraiment trop bonne), cette poignée de films sans prétention révèle Johnston comme un formidable conteur d'histoire. Alternant aisément l'émotion et le spectaculaire. La première bonne idée du film, c'est lui.
La deuxième, c'est d'avoir situé l'intégralité du film dans les 40's. Ça donne un ptit charme rétro(-futuriste) et ça change un peu... Et puis bon, tataner la gueule des nazis, c'est toujours marrant dans les films.
Les ajustements par rapport au matériel de base sont nombreux, mais toujours judicieux. L'explication du costume est une vraie trouvaille scénaristique, la réécriture du personnage de Bucky est plausible et ne dénature pas le personnage et la présence d'Howard Stark, père de, et du Cube Cosmique justifient à eux seuls le côté rétro-futuriste du film.

Devenu une habitude chez le studio, le choix du comédien, ici Chris Evans, dans le rôle titre est encore une fois excellent. D'autant que ça semblait moins évident qu'un Downey Jr. en Tony Stark et que personne n'avait oublié sa tête à claque dans Fantastic Four (enfin pas moi en tout cas). Là, l'acteur est complètement métamorphosé et la surprise n'en est que meilleure. Son Steve Rogers est aussi touchant que son Captain America respire la classe. Le reste du casting est aussi à la hauteur. Un mélange de talents et de vraies gueules (Hugo Weaving en Red Skull, Stanley Tucci en Erskine, Tobey Jones en Arnim Zola et Tommy Lee Jones en... Tommy Lee Jones (c'est moi ou il fait toujours la même chose le mec?)) auxquels s'ajoutent d'agréables surprises (Hayley Atwell, Dominic Cooper, Sebastian Stan...).

Au final, l'ensemble s'apparente plus à un film d'aventure ou de guerre (l'escouade des Howling Commandos, des intrigues de missions secrètes...) qu'à un film de super-héros. Et à l'instar d'un Dark Knight très proche du thriller, ce mélange des genres apporte un vrai plus à l'œuvre, lui donnant une autre dimension, une autre saveur (putain, j'écris vraiment de la merde des fois...).

Et puis bon, on y arrive hein...

Je sais pas ce qui s'est passé.
En fait, depuis que je lis des comics, j'ai toujours aimé Captain America. L'homme qui brandit fièrement son bouclier indestructible contre l'injustice. Protégeant la veuve et le cotorep. Pour moi, il a toujours été le Héros. Le vrai. Celui qu'on rêve d'incarner quand on a 8 ans (avant de se faire une raison et de se rabattre sur Sammo Hung). J'ai toujours trouvé que c'était un beau personnage. Le défendant corps et âme contre les plus sceptiques. My Hero.
Alors j'étais là, assis sur mon siège. Voyant ce jeune homme frêle en train de mener sa vie pourrie. Mais toujours en train d'affronter l'adversité. Son combat est naïf, irraisonné, mais réellement émouvant. Et puis, à force de volonté et de sacrifice, il finit par réussir. Par atteindre son but. Et à ce moment là, je me suis dit qu'un jour, ce ptit gars allait devenir le leader des plus grands héros de la terre. Le leader des Avengers.

Mes yeux se sont humidifiés. Puis une larme a coulé. C'est beau le cinéma putain.

lundi 22 août 2011

Green Lantern.


Un casting qui s'annonçait de plus en plus pourrave. Des premières images d'un costume à faire pleurer. Des trailers à vomir. Et l'annonce d'un ajout de dix millions de dollars au budget initial pour améliorer les effets spéciaux (je crois que ça, c'était le pire)... Et pourtant, je suis allé le voir. Parce que je suis un fan de comics. Et que c'est mon devoir (et aussi parce que ma vie est vide de sens actuellement, mais bon...).

Et donc, Green Lantern...

C'est Martin Campbell à la réalisation. Deux bons James Bond au milieu de pléthores de bouses infâmes.
C'est l'histoire d'un pilote d'essai téméraire choisi pour intégrer une police interstellaire, Le corps des Green Lantern.
C'est aussi l'histoire de ses doutes et de ses dilemmes. Et ça, on s'en branle pas mal.
C'est ni Ryan Gosling, ni Bradley Cooper, ni Chris Pine (mon favori), ni Justin Timberlake. Un putain de fail dans le casting.
C'est le regard vide de Ryan Reynolds (pas aidé par son strabisme, j'avoue).
C'est le jeu d'acteur épouvantable de Ryan Reynolds (pas aidé par son strabisme, j'avoue).
C'est la preuve que Ryan Reynolds a autant de charisme qu'Ed Speelers (qui se souvient d'Eragon ?) et donc, moins qu'une huitre (pas aidé par... bon ok, j'arrête).
C'est un cinquantaine de "What the fuck?!"
C'est des dialogues affligeants.
C'est la confirmation que Blake Lively ne sait pas jouer. Mais que grâce à son cul et ses seins, elle s'en sortira quand même dans la vie.
C'est Peter Sarsgaard et Tim Robbins qui se sont perdus.
C'est le traumatisme d'Hal Jordan quand son avion s'écrase. Du grand cinéma.
C'est une planète Oa aussi laide qu'Asgard.
C'est dix minutes dans l'espace et une heure quarante sur Terre. Ou comment passer à côté de tout le potentiel space opera du comics.
C'est Mark Strong en Sinestro. Il aurait pu sauver le film, si on le voyait plus de quatre minutes.
C'est un abus de plans serrés sur les visages. Pour palier les décors inexistants.
C'est la confirmation que les costumes en CGI, c'était vraiment pas une bonne idée.
C'est la pire adaptation de comics que j'ai jamais vue. Et pourtant, j'ai vu Ghost Rider.
C'est croire qu'on a déjà vu le pire. Et pourtant.
C'est un humour et des choix capillaires douteux, un sidekick moisi qui a même pas de nom, une intrigue amoureuse sans intérêt et un mec qui apprend qu'il n'est pas le seul mais qui va quand même devoir se démerder tout seul à la fin... Ouh putain, mais c'est le scénario de Ghost Rider.
C'est un attentat cinématographique sur Kilowog (mon Lantern préféré). Ou comment faire du meilleur stratège du Corps un putain d'abruti.
C'est Tomar-Re qui ressemble à un travelot.
C'est Parallax en gros nuage noir, quand il est bien fait.
C'est Parallax en gros torchon, quand il est mal fait.
C'est les deux seuls gars au monde qui ont trouvé que Galactus en gros nuage noir dans Rise of The Surfer c'était une bonne idée. Et ces deux mecs étaient chargés du design de Parallax. Ou quand le sort s'acharne.
C'est l'impression qu'on regarde un screen test. Avec des effets spéciaux pas finis.
C'est des scènes d'action incroyables. Non, je déconne.
C'est une bande originale désastreuse. Putain, ils ont même réussi à foirer la musique.

Green Lantern, comme dit le professeur Malcom... "C'est vraiment un gros tas de merde."

samedi 13 août 2011

Rise Of The Planet Of The Apes.


Planet of the Apes, c'est un de mes "Classiques du cinéma dont je connais les grandes lignes mais que j'ai jamais vu parce que j'ai la flemme". Planet of the Apes, c'est aussi des vieux souvenirs d'un remake Burtonien vraiment moisi que j'ai fini par oublier sans peine. À part Estella Warren. Et Rise of the Planet of The Apes, c'est des affiches un peu moches placardés sur les arrêts de bus, mais aussi un trailer plein de promesses, le plus excitant de l'été. Du coup ben, j'y suis allé quoi.

L'histoire en gros...
À San Francisco, des scientifiques cherchent à mettre au point un traitement contre la maladie d'Alzheimer qu'ils testent sur des chimpanzés. Lorsque l'un des tests s'avère concluant sur une femelle, ils se rendent compte que le sérum a aussi pour effet de décupler l'activité cérébrale du sujet. Malheureusement, après un accident au sein du laboratoire, le sérum est jugé inefficace et la femelle chimpanzé, à l'instar des autres cobayes, est abattue. Sa progéniture parvient à être sauvée et recueillie par un jeune scientifique, Will Rodman. Ce dernier découvre alors que le bébé singe, baptisé César, est doté d'une intelligence exceptionnelle.

Réalisé par un inconnu au bataillon, Rupert Wyatt, le film est une réussite presque totale portée par un excellent casting. Parce que le film s'attache à donner de la profondeur à ses personnages, tous les comédiens jouent juste et semblent être parfaitement dirigés, de James Franco (grrr...) à Freida Pinto, en passant par John Lithgow et la bonne surprise Tom Felton... Et puis il y a LA performance qui éclipse toutes les autres, celle du génial Andy Serkis, dans le rôle de César.
Si il n'y avait qu'une seule raison de voir ce film, c'est lui. De son enfance de jeune prodige à sa prise de conscience en tant qu'individu à part entière. De sa profonde solitude au désir de révolte qui le consume. Le film traite longuement du personnage, s'attachant à lui donner une vraie portée émotionnelle. Grâce au jeu incroyable de Serkis et aux effets spéciaux magnifiques et troublants de la WETA, l'effet d'empathie est immédiat. César nous émeut, dans ses joies et sa tristesse. Et cette partie s'avère être la plus passionnante du film.

Le deuxième point fort du film, c'est la richesse du scénario. Faisant la part belle aux personnages (même secondaires), le film dépeint de manière très pessimiste une humanité vouée à sa perte. Représentée ici par un adolescent sadique (et un peu con), un adulte obnubilé par le profit (et un peu con) et un vieillard à l'agonie (gentil mais un peu con). Même le héros, Will Rodman, dont les motivations sont nobles, fait preuve d'une arrogance inconsciente face à la nature. Sa quête conduira à l'extinction des siens.
Ainsi, tout au long du film, la légitimité de la place de l'Homme sur Terre est remise en question. La guerre menée par César n'apparaît alors plus comme une simple révolte face à sa condition d'opprimé, mais comme une évolution naturelle. Une suite aussi logique qu'effrayante.

Bien rythmé, tout en prenant son temps pour s'installer, alternant l'émotion et le spectaculaire. Rise of the Planet of the Apes est aussi riche sur le fond que maitrisé sur la forme. Le tout est ponctué par des scènes fortes, iconiques, s'inscrivant dans la mythologie de la saga. Dont la plus intense me donne encore des frissons... le premier mot de César.