mardi 17 novembre 2009

Prends ça, Sofia Coppola.


Hier soir, chuis allé au concert de Phoenix (et Pony Pony Run Run) à la Coopérative de mai. Et ce fut raaaaaaaah bien...

Bon, début de soirée, c'était un peu la grosse lose... Personne pour m'accompagner. Personne pour mettre 20€ dans un concert. Ça m'apprendra à trainer qu'avec des pauvres... Et puis aux alentours de 18h, gros mal de tête. Du coup, je redoute un peu la soirée de merde qui m'attend, qu'un canard laqué arrive à peine à égayer, j'ai du mal à me motiver...

Aux alentours de 20h30, je me traine à pattes vers la Copé (c'est à coté de chez moi en fait...). J'arrive vers moins quart, des êtres humains de partout ("Beuh ça pue l'humain!"), la jeunesse clermontoise, chemises, cardigans et hoodies... La salle est plus grande que je croyais. Je suis super bien placé...

Bon le premier concert débute, Pony Pony Run Run (avec Wolfgang Amadeus Phoenix écrit en gros comme arrière plan... hum). Plutôt sympa. L'ambiance est cool, pas la grosse folie, quelques remuages de tête, des pas de danse timides, jusqu'à HEY YOU! NO YOU DON'T HAVE TO GO! HO HO! YOU DON'T HAVE TO DO SO!!... Un final assez electro puis l'ambiance retombe.

Une demi heure d'attente pour préparer la scène. Plus mal à la tête, un peu mal aux jambes quand même. Le public commence à s'entasser. Il fait chaud, mais c'est supportable, on étouffe pas encore.
Puis Phoenix débarque sur scène accompagné d'applaudissements, de cris suraiguës, et commence avec LISZTOMANIA... THINK LESS BUT SEE IT GROW... LIKE A RIOT LIKE A RIOT OH!... I'M NOT EASILY OFFENDED IT'S NOT HARD TO LET IT GO... FROM THE MESS TO THE MASSES... et Consolation Prizes. Dans la salle, rien à voir avec Pony. C'est une pure ambiance, ça bouge dans tous les sens, ça chante, des pogos par-ci par-là...

Et là, pendant plus d'une heure et demi, j'ai surkiffé.
Mes journées de cours, mes 5 jours à me faire chier à Valence, cette sensation d'isolement, de manque, ces putain de partiels qui arrivent dans un mois, ce stage que j'ai pas encore trouvé (cherché...). Oublier tout ça pendant une heure trente, c'était jouissif. Se vider la tête. Ne penser à rien d'autre qu'à chanter et danser (comme une patate autiste) sur des putain de tubes. Fences, Long Distance Call, 1901, Lasso, Too Young, Run Run Run, Armistice... En fait, ça m'a rappelé cette sensation quand j'étais à Rock-en-Seine, ce truc qui commençait à me manquer, et qu'on a pas lorsqu'on écoute un CD. Cet état de plénitude, d'extase... Ça m'a juste fait du bien quoi.

4 chansons pour le rappel, dont une version lente de Everything Is Everything, et un énorme et très attendu If I Ever Feel Better.
Puis sur 1901 une deuxième fois, l'instant de groupie. Le chanteur descend de la scène, il fait sombre, à cause de la lumière sur scène, je vois à contrechamp. J'aperçois deux silhouettes assez fortes qui enjambe la barrière, des gars de la sécurité, la foule pousse des hurlements, des gens devant moi s'écartent, je capte pas tout, ça dure que quelques secondes... Et là, j'aperçois un ptit gringalet qui s'avance vers moi, "Mais attend sa tronche me dit quelquechose, OUH PUTAIN, c'est Thomas Mars!!! (le chanteur de Phoenix ndlr, traversant la foule pour aller au milieu de la salle) Qu'est-ce que je fais? Pas le temps de sortir mon appareil photo putain!! Qu'est-ce que je fais??!!!" Je décide de faire comme tout le monde, je tend mes mains vers lui et me met à le toucher, son visage, ses cheveux, il a beaucoup transpiré évidemment. Ne voyant pas grand chose dans l'obscurité, et poussé par la foule, mon index fini dans son oreille...

Dégueulasse oui. Grand moment de ma vie de fan.

Et puis le concert s'achève, hurlements de groupies, applaudissements... Je rentre chez moi en me trainant, je tiens à peine sur mes jambes. Quelques bonnes photos et vidéos, beaucoup de ratés. Un pur concert, mais personne avec qui le partager Aaaargh... Tiens, et si j'envoyais des sms?