dimanche 13 février 2011

Tron Legacy


Ça doit faire plus d'un an que je n'ai plus aucune nouvelle de Monsieur Spock. Aucun teaser, aucune rumeur sur la suite des aventures de l'USS Enterprise. En manque cruel de science-fiction, je suis allé voir Tron Legacy vendredi soir, dans l'espoir de combler ce vide. D'assouvir ce besoin d'explorer un nouvel univers, de m'émerveiller devant des engins futuristes, et de m'en prendre plein la gueule.

De Tron, je ne connaissais absolument rien. Des costumes lumineux, des motos géniales, un film visionnaire devenu culte avec les années, et c'est tout.
En fait, Tron, c'est l'histoire de Kevin Flynn, génie informatique à la tête de l'empire Encom, et pouvant voyager entre la réalité et La Grille, le monde virtuel qu'il a créé et qui, selon lui, représente l'avenir de l'humanité.
Bon la couille, c'est que c'était dans les 80's, et que ça fait maintenant plus de 20 ans que le Dude a disparu. Laissant à son fils l'empire Encom, et des problèmes de riche dont on en a un peu rien à branler. De nos jours, âgé de 27 ans, Flynn fils reçoit un mystérieux message de son père. Il décide alors d'arrêter ses conneries de ptit merdeux, et part à sa recherche. Ce qui va l'amener (tu le vois venir, c'est gros comme ta mère) à plonger dans La Grille.

Bon, sur le fond ce film est complètement moisi. Le scénario est très basique, sans surprise, avec quelques longueurs, des idées mal exploitées, un fourre-tout de tout ce que nous a déjà offert la SF. La relation père-fils toujours très difficile. La meuf seule survivante d'un peuple décimé. L'intelligence artificielle qui se sent plus. La quête de la perfection par l'extermination,... Au bout d'un moment, t'arrêtes de te demander où est-ce que t'as déjà vu ça, sinan tu suis plus le film. L'idée de base (le monde virtuel avec un Créateur et des programmes) ne permet pas vraiment de développer un vrai univers. On se rend vite compte que les possibilités scénaristiques sont très limitées. Et s'il y en a (les algorithmes isomorphiques), elles sont sous-exploitées.
Les personnages sont fades, certains carrément inutiles. Les acteurs font du Keanu Reeves, du binaire. Seul Jeff Bridges s'en sort bien. Normal, c'est le Dude.


Le plaisir de ce film est évidemment ailleurs. Dans l'expérience visuelle, vraiment originale, unique en son genre. Dès le moment où on pénètre dans La Grille, les séquences magnifiques s'enchainent. Que ce soit la ville, les véhicules ou même les combinaisons, tout est pur, élégant. L'effet est étonnamment apaisant, limite planant. L'ambiance musicale par Daft Punk, y est pour beaucoup.
Mais là où le film est vraiment audacieux, c'est dans ses scènes d'actions (les combats au disque, les courses de motos, la scène de fin). Elles aussi sont épurées, sans esbroufe. Le choix de l'esthétisme plutôt que la nervosité. Choix courageux que le film assume jusqu'au bout. Car finalement, ce que ces scènes perdent en rythme, elles le gagnent en beauté, en quintessence.

En fait, Tron Legacy, c'est plus un trip sensoriel qu'un film. Un long clip de Daft Punk de deux heures. C'est comme regarder une lampe zen. La faute à une histoire malheureusement sans intérêt. L'expérience visuelle est belle... Mais putain mettre que dix dollars sur cent soixante millions dans le scénario, c'est pas permis quoi.




3 commentaires:

Envyzzz a dit…

T'as pas mis la bande annonce, mauvais!
Ça a l'air à chier :)

Alexandre a dit…

C'est parce qu'ils ont mis 5€ pour faire la bande-annonce. Ça devait surement être un stagiaire. Bref, elle est à chier, c'est pour ça que je l'ai pas mise.

Sissile a dit…

moi j'ai bien aimé ce film. même l'histoire qui effectivement n'est pas non plus l'innovation de l'année.