lundi 31 janvier 2011

"High heels have got me falling down on my knees..."

Aujourd'hui, en ce jour sibérien, intéressons-nous au plus grand mystère du multivers, les femmes... dans les comics. Mais femmes quand même.


Que ce soit chez DC ou Marvel, les personnages féminins ont été pendant longtemps futiles et dispensables. Réduites à des rôles secondaires, ingrats, voire absurdes. Au mieux, dévouées et apeurées, au pire, écervelées, elles sont passées du statut d'épouse modèle dans les 60's à celui de prédatrice sexuelle se jetant dans la bataille à moitié à poil dans les 90's. N'apportant rien d'autre que la garantie de voir une paire de seins et un cul rebondi dans les pages d'un comics, elles ont, pendant longtemps, rien eu à dire et n'ont pu exister autrement que par des poses sensuelles et lascives.
Dans un univers essentiellement masculin, elles ont souvent été victimes du manque d'audace de leurs créateurs, auteurs ou dessinateurs. Ces derniers ont malheureusement souvent privilégié la forme plutôt que le fond, y ont projeté leurs fantasmes (parfois malsains...), les ont réduites à une seule et unique facette, et sont restés dans l'incapacité d'aller au-delà de la vision masculine qu'ils ont de leurs créations. Un manque d'empathie qui a eu pour effet de rendre ces héroïnes peu réalistes (ayant découvert la psychologie féminine après les comics, je me disais bien que quelque chose clochait). Donc peu intéressantes et encore moins attachantes.

De nos jours, presque débarrassées du mythe de la princesse en danger et d'autres préjugés scénaristiques, elles se sont "émancipées". Une évolution initiée à la fin des 90's par une nouvelle vague d'auteurs un peu plus talentueux, et, sans doute, plus intelligents (en vrac, Warren Ellis, Grant Morrison, Joseph Michael Straczynski, Robert Kirkman, Joss "Buffy daddy" Whedon). Encore majoritairement masculins, ces auteurs ont réussi à s'extirper des clichés (exercice difficile apparemment), et à donner à ces personnages une sensibilité moins stéréotypée. Les rendre plus humaines en conservant ce coté irréel et fantasmant. Le tout, grâce à quelques mots bien écrits.
Ces héroïnes sont devenues surprenantes, attachantes, douces sans être cruches, et surtout séduisantes tout en restant habillées. Parce qu'un bon récit passe avant tout par des personnages fouillés et bien écrits, quelque soit le sexe, elles ont contribué à rendre les comics meilleurs et les histoires plus passionnantes. Parce qu'aux échecs, comme dans la vraie vie, la Dame est plus importante que le Roi, et que l'essentiel dépend souvent d'Elle et de la place qu'on lui accorde.


Et puis je me suis lancé dans ce truc sans fin. Une liste. Essayer d'en trouver dix, pour au final en avoir vingt. Parler de personnages fictifs sans passer pour un cinglé. Réussir à trouver autre chose à dire que "Ben parce qu'elle est bonne..." Une liste faite de corps de rêve, de costumes moulants, de mutantes, d'armes de destructions massives, mais pas que...

"Mon Top 20 des Personnages Féminins dans les Comics."

20. Mera
aimée dans Blackest Night.
Comme l'a dit un jour Raj Koothrappali, "Aquaman sucks." Mais heureusement, il est mort (même si on se doute que c'est temporaire). Et encore heureusement, il y a sa veuve (temporaire, donc), Mera. Découverte très récemment dans Blackest Night, la reine d'Atlantide, jusque là assez austère et un peu conne, est en fait une véritable guerrière n'hésitant pas à faire couler le sang. Une vraie furie. Personnage à suivre donc.

19. Hit-Girl
aimée dans Kick Ass.
Fillette de dix ans ultra-violente, experte en armes blanches, et fan d'Hello Kitty et des films de John Woo. Un personnage purement fun. Entrainée par un père cinglé dans une quête vengeresse totalement imaginaire, Mindy Macready est au final la seule touche d'optimisme dans un comics un peu glauque.
La seule bonne idée de Mark Millar ces cinq dernières années.

18. Monica Rambeau
aimée dans Nextwave: Agents of H.A.T.E.
Anciennement connue sous le nom de Captain Marvel (II), puis Photon, puis Pulsar... Monica Rambeau fut membre et leader éphémère des Avengers, avant de finir à la tête d'une équipe de losers infinis.
Héroïne sans grand intérêt, elle devient, dans la série décalée et géniale de Warren Ellis et Stuart Immonen, un personnage infiniment cool, et une formidable chef d'équipe. De plus, elle se révèle hilarante, que ce soit en loser relatant sans cesse son glorieux passé chez les Avengers, ou en leader autoritaire d'une bande d'abrutis.

17. Andrea
aimée dans Walking Dead.
Arrivée dans le groupe des survivants avec sa petite sœur Amy, le destin les sépare très tôt. Cette dernière se faisant mordre par un mort-vivant lors d'une attaque, son ainée lui explose le caisson avant qu'elle puisse se transformer en zombie. Andrea sombre alors dans une profonde dépression avant de retrouver un équilibre dans les bras de Dale, le senior du groupe. Tout au long de la série, Andrea affirme un peu plus son importance au sein des survivants, grâce à son sang-froid à toute épreuve, son instinct maternelle, et surtout grâce à ses incroyables compétences de tireuse d'élite, qui en font un redoutable sniper.

16. Barbara Gordon
aimée dans Detective Comics, et un peu dans toutes les séries DC.
Fille du fameux commissaire et toute première Batgirl, Barbara est l'une des nombreuses victimes de la folie du Joker qui lui brisa la colonne vertébrale dans The Killing Joke. Surmontant cette épreuve avec tout ce qu'il faut de courage et de volonté, elle n'abandonne pas pour autant la lutte contre le crime et grâce à la technologie de Wayne Enterprise, elle devient Oracle, sorte d'agent de renseignement de tous les héros DC.
Ce que j'aime chez Barbara, plus que sa volonté, c'est son intelligence. Qui fait d'elle un personnage à part entière, et la fait briller autrement. Même après un tel drame, elle reste consciente qu'elle peut faire la différence, encore être utile. Et elle l'est foutrement. Évidemment, ça peut paraître bizarre que, dans un univers où les gens peuvent voler et ressusciter quand ça leur chante, elle, elle soit encore clouée à un fauteuil. Mais elle n'a jamais été aussi puissante qu'aujourd'hui, et c'est aussi ce qui la rend unique.

15. Invisible Woman
aimée dans Fantastic Four.
Unique touche féminine des Fantastic Four, et accessoirement milf de l'univers Marvel... Jane Storm (Sue en VO) est l'illustration parfaite de l'évolution de la femme dans les comics. Femme au foyer sans cesse en émoi devant le génie de son mari, et se chargeant de faire le repas après une bonne journée de boulot, elle est devenue une femme moderne à la personnalité affirmé. Aimante mais indépendante. Épouse de Red, sœur de Johnny et confidente de Ben, elle se révèle être le ciment et l'âme du quatuor. Ainsi que la plus puissante.

14. Rogue
aimée dans Uncanny X-Men, X-Men Legacy.
Rogue est un de mes coups de cœurs de jeunesse. Ancienne fugitive ayant rejoint l'institut Xavier, c'était la fille un peu grunge, fougueuse et insolente. J'adorais son look, sa mèche blanche. Pouvant drainer la conscience, la mémoire et le pouvoir des personnes qu'elle touche, elle porte son pouvoir comme un fardeau, car lui interdisant tout contact physique. Durant les 90's, Rogue vola les pouvoirs de Miss Marvel, la rendant amnésique et la privant définitivement de ses pouvoirs. Acquérant ainsi la capacité de voler et une force surhumaine, elle fut pendant longtemps la force de frappe des X-Men.
Ces dernières années, l'intérêt scénaristique du personnage est un peu retombé en même temps qu'elle perdit ses pouvoirs volés. Mais, comme toutes les choses qu'on aime durant notre enfance, j'éprouve toujours un certains plaisir à la voir. En attendant qu'un auteur la remette sur le devant de la scène.

13. Catwoman
aimée dans Detective Comics, et diverses histoires du Chevalier Noir.
Selina Kyle est la femme fatale par excellence. Féline et incroyablement sexuelle. À mes yeux, la seule femme qui mérite le cœur de Bruce. Qu'elle a volé sans jamais vraiment lui rendre.
Le personnage a été réécrit tellement de fois, et parfois de manière tellement ridicule, que... J'ai inconsciemment créé ma propre vision d'elle, sans vraiment savoir si c'est la bonne. Pas une folle à chats, ni vraiment une criminelle, juste une voleuse, juste une femme qui s'amuse dans une ville de barges. Alors oui elle aime Bruce, elle pourrait arrêter ses larcins et se ranger à ses côtés. Mais elle aime trop son indépendance, sa liberté. Donc, oui un jour peut-être, elle le fera, mais pas tout de suite.

12. Quake
aimée dans Secret Warriors.
Personnage majeur d'une des séries que je lis avec le plus d'enthousiasme actuellement, Daisy Johnson est une adolescente ayant la capacité de générer des séismes. Elle est la plus jeune agent ayant l'accréditation maximale au sein du SHIELD, au même titre que Nick Fury. Celui-ci la prend d'ailleurs sous son aile et en fait son bras droit, avant de la mettre à la tête d'une équipe de jeunes badass agissant dans l'ombre, les Secret Warriors.
Trop sure de soi, encore idéaliste et naïve, peinant à assumer son leadership, et devant faire face à de multiples échecs, Daisy est la jeune apprentie surdouée dont on aime suivre le parcours initiatique au fil des épisodes, car appelée à un grand destin. Prendre un jour la place de son mentor, Nick Fury.

11. Agent 355
aimée dans Y: The Last Man.
Espionne de l'organisation secrète Culper Ring, l'agent 355 est chargée de la plus importante mission de l'Humanité, protéger Yorick Brown et son capucin Esperluette, les derniers mâles vivant sur Terre. Durant leur long périple visant à sauver la race humaine et retrouver la copine de Yorick, tout y passe. Plus virile que le dernier homme sur terre, entièrement dévouée à sa mission, et avec un professionnalisme saisissant, elle pète la gueule à tout le monde: des féministes demeurées, des soldates israéliennes, des nymphomanes hystériques, des femmes à barbe... Rien ne lui résiste. Malgré des caractères que tout oppose, les deux personnages finissent par devenir inséparables, entretenant une relation de grande sœur/petit frère à la fois comique et émouvante. De cette histoire passionnante, j'en ai lu le dénouement tragique il y a trois semaines, un samedi soir à 3h du matin. Je me suis endormi avec les larmes aux yeux.

10. Jenny Sparks
aimée dans The Authority.
Connue comme l'Esprit du XXe siècle, Jenny Sparks est née le 1er janvier 1900 en Angleterre et est appelée à disparaître cent ans plus tard.
Sparks manipule à sa guise l'électricité, l'énergie motrice du XXe siècle, et peut aussi convertir son corps en électricité pure. Ses pouvoir l'ayant empêché de vieillir à l'âge de 19 ans, son histoire est plus au moins lié aux grands évènements de son époque. Du Titanic aux premiers voyages dans l'espace, en passant par la Seconde Guerre Mondiale et l'apparition des premiers surhommes. Entre autre, elle a aussi côtoyé un jeune peintre autrichien qu'elle a encouragé à faire de la politique (oups...), a pour parrain l'inventeur de la relativité, est sortie avec un certains Dr. Jones, aventurier à ses heures perdues et a aussi épousé un prince alien venant d'une terre parallèle où l'Angleterre a conquis le monde.
Ayant traversé un siècle de désillusions et de conflits, son caractère est aussi à l'image de cette époque, pessimiste et cynique. Étant convaincue que l'humanité mérite quand même d'être sauvée, elle fonde The Authority peu avant sa mort.

9. Atom Eve
aimée dans Invincible.
C'est lors de sa première viré nocturne sous son costume d'Invincible que Mark Grayson fait la connaissance d'Atom Eve, alors membre de la Teen Team. Le lendemain, ils se rendent compte qu'ils sont en fait dans la même classe... Elle devient alors sa complice de patrouille ainsi que sa confidente.
Invincible n'en étant encore qu'à ses premiers tomes, on ne sait pas grand chose sur Samantha Eve Wilkins, mais je la trouve déjà trop cool. Pouvant manipuler les atomes par la pensée, elle finit par se rendre compte que ses pouvoirs lui permettent bien plus que de jouer les super-héroïnes en tenue moulante. Elle part alors en Afrique aider les populations locales. Belle et intelligente, ses moments de complicité avec Mark font partie des principaux atouts de cette série qui fait la part belle aux relations entre les personnages plutôt qu'aux combats qu'ils mènent. Et puis, on le sait, au départ juste amis, Atom Eve et Invincible vont finir ensembles. On le sent. Il le faut.

8. Michonne
aimée dans Walking Dead.
Dans un monde infesté de mort-vivants, Michonne, ancienne avocate se mue en tueuse de zombies totalement badass.
La première fois que l'on voit Michonne (prononcer Mishawn, sinan c'est vraiment moche), elle est armée d'un katana, et tient en laisse deux zombies, sans bras et sans mâchoire. Son compagnon et son frère. Dès lors, il se dégage de Michonne une aura qui ne la quittera plus de toute la série. Une guerrière sortie tout droit d'un film tarantinien.
Rejoignant le crew des survivants après avoir sauvé un de leur membre, son charisme et son sang-froid en font vite un des leaders moral et stratégique. Mystérieuse, un peu schizophrène, Michonne fait partie de ces personnes froides de premier abord, qui ne parlent pas pour ne rien dire (à part quand elle parle toute seule...), et dont on découvre l'humanité qu'en parcimonie. Véritable survivante, elle traverse, seule, l'épreuve la plus brutale et la plus traumatisante de la série. Confrontée à la bassesse du sexe fort, elle ressort de cette tragédie encore plus forte et nous livre au passage la scène de vengeance la plus mémorable que j'ai jamais lue.

7. Spider-Woman
aimée dans Secret Avengers.
Sans trop savoir pourquoi, Jessica Drew est le personnage féminin qui a pris le plus d'importance dans la continuité Marvel ces cinq dernières années, grâce à un improbable cumul des postes. Propulsée membre des Avengers, elle est aussi une agent double du SHIELD et de l'HYDRA, et se révèle être directement impliquée dans l'invasion Skrull lors de l'arc Secret Invasion. En dehors de ça, Drew est juste un personnage cool cultivant un côté loser et un don pour se retrouver assez souvent dans la merde. Son association avec son homologue masculin dans l'actuelle mouture des Avengers (dont elle est la seule femme vraiment digne d'intérêt) donne lieu à des dialogues assez géniaux.
Sinan, Spider-Woman, c'est aussi un poster de ma chambre, et l'habillage de ma fenêtre de conversation Msn... Pourquoi? Mon apprentie vous le dira mieux que moi.

Penny dit:
haaaann elle me rend lesbienne

Voilà.

6. Wonder Woman
aimée dans Wonder Woman, Justice League of America, Infinite Crisis.
Fille d'Hippolyte. Troisième pierre angulaire de la trinité DC. Pilier de la JLA après en avoir été la secrétaire. Ambassadrice amazone aux pouvoirs divins. Féministe à ses heures perdues. Du haut de ses épaules de nageuse, Princesse Diana de Themyscira est l'une des meilleures et sans doute la plus célèbre super-héroïne jamais créée.
En fait, pour diverses raisons, j'ai mis pas mal de temps avant d'aimer ce personnage. Pendant longtemps, sa perfection m'a rebuté, car faisant d'elle une personne froide, inaccessible, et moralisatrice. Sans parler de son lasso de vérité moisi, et son avion invisible ridicule. Mais après quelques lectures (notamment Infinite Crisis), et la découverte d'une personnalité plus nuancée, l'agacement a laissé place à l'admiration. Ces dernières années, je me suis laissé séduire par sa sagesse, sa compassion et surtout par son humanité et son sens de l'humour. Mais Wonder Woman reste avant tout une guerrière redoutable qui multiplie les moments de bravoure épiques et dont les pouvoirs égalent ceux du fils de Krypton. De plus, à l'instar de ce dernier, son charisme et son côté iconique en font un personnage incroyable. Son costume n'enlevant rien à sa beauté, c'est ainsi que depuis des années, quand je m'emmerde en cours, j'imagine toutes les filles de ma classe en costume de Wonder Woman. C'est souvent à vomir. C'est parfois magnifique.

5. Zatanna
aimée dans Seven Soldiers of Victory, Justice League of America.
Magicienne surpuissante ayant hérité des pouvoirs de son paternel. Considérée comme un second couteau, Zatanna fait partie des personnages trop rarement mis en avant dans la continuité DC, et pourtant, depuis que j'ai lu Seven Soldiers of Victory, je ne peux m'empêcher de craquer pour elle à chacune de ses apparitions.
Malgré sa discrétion, sa générosité, sa bienveillance, son altruisme, et surtout son humour lui donnent une personnalité réellement attachante, et ses périodes de doute la rendent plus abordable qu'une Wonder Woman. Elle a en plus ce petit côté espiègle qui lui rajoute encore plus de charme. Et puis, inutile de faire comme s'il n'existait pas, il y a ce costume à se damner... Bas ou collant, veste queue de pie, chapeau haut de forme. C'est ainsi que depuis quelques années, quand je m'emmerde en cours, et que j'ai fini d'imaginer toutes les filles de ma promo en Wonder Woman, je les imagine habillées en Zatanna. C'est aussi souvent à vomir, mais parfois, c'est aussi magique.

4. Tulip O'Hare
aimée dans Preacher.
Sa mère étant morte le jour de sa naissance, Tulip est élevée par un père aimant, mais convaincu qu'il devait avoir un garçon. Au fin fond du trou du cul des États-Unis, son enfance est alors faite de coupes au bol, d'apprentissage des armes à feu, d'histoires de guerre et de parties de chasse. Au cours de l'une d'elles, alors qu'elle est adolescente, son père est abattu comme un gibier alors qu'il chiait dans les bois. Elle est alors envoyée dans un pensionnat et y fait la connaissance de sa seule amie avec qui elle finie par faire le tour des États-Unis. Et c'est au cours d'une escale au Texas que Tulip rencontra Jesse Custer.
Preacher, c'est l'histoire de ce mec, un révérend malgré lui, possédé par l'esprit de Genesis (le fruit de l'amour interdit entre un ange et un démon), investi d'un pouvoir divin, et qui, ayant appris que Dieu a abandonné le paradis, part à sa recherche pour lui péter la gueule (dans les grandes lignes, ça raconte ça...). Preacher, c'est aussi l'histoire de son meilleur pote Cassidy, un vampire irlandais ivrogne. Mais Preacher, c'est surtout l'histoire d'un amour fou, celle de Jesse et Tulip, au cours d'un voyage totalement surréaliste. Un amour qui transfigure, fait de ridicule et de choses simples. Entre un mec trop cool devant l'éternel, et une dingue de la gâchette, romantique névrosée.

3. Kitty Pryde
aimée dans Astonishing X-Men.
Loin d'être charismatique, un pouvoir d'intangibilité à première vue inoffensif, pas de passé trouble, ni d'expérience traumatisante, l'éternelle cadette des X-Men avait tout pour être chiante, et devenir un boulet. Sauf que c'est pas le cas, j'adore Kitty Pryde, j'adore son nom, j'adore le dire. Kitty Pryde...
Au milieu d'une bande d'armes de destruction massive (Colossus, Cyclops, Storm, etc...), son pouvoir défensif finie par en faire un membre stratégique. La dernière carte à jouer quand les gros bœufs (Wolverine...) sont à terre. D'une loyauté sans faille, maline et ingénieuse, Kitty a en plus ce petit truc qui la place au-dessus des autres. Peut-être sa normalité, ou sa fantaisie, ou encore son dragon extra-terrestre trop cool qu'elle a pour animal de compagnie. Ou alors, c'est juste son histoire d'amour impossible (et un peu niaise) avec Colossus. Mon plaisir coupable.

2. Mary-Jane Watson Parker
aimée dans Amazing Spiderman.
De toutes les WAGS présentes dans les comics, MJ est sans doute la plus populaire, loin devant les summums d'inutilité que sont Betty Ross ou autre Lois Lane. Un caractère épicé, des cheveux rouges flamboyants, des yeux verts, un corps de rêve, des jambes à n'en plus finir, et une carrière d'actrice de merde rondement menée... elle était mon fantasme adolescent ultime, puisqu'elle était la mannequin qui sortait avec le geek, et finissait par l'épouser.
En fait, je me souviens d'un passage que j'ai lu dans Amazing Spiderman y a quelques années, où Peter se lève très tôt le matin et enfile son costume. Mary Jane sort alors de la chambre à moitié endormie, la tête dans le cul, et se met à prendre le ptit déjeuner avec lui, alors qu'elle n'a pas faim. Peter se lance alors dans un long monologue sur les céréales et MJ se contente d'acquiescer, se rendormant peu à peu. Peter nous explique alors qu'elle est son unique raison de vivre. Qu'avec tous les drames qu'il a traversé, il se serait suicidé si elle n'était pas là. Qu'il aime sa patience. Et que durant chaque combat qu'il mène, il pense avant tout à survivre, pour pouvoir retourner auprès d'elle. Le petit déjeuner fini, il l'embrasse sur le front puis lui dit merci, avant de s'envoler par la fenêtre. Mary-Jane expire un "De rien, chéri...", et finie par s'effondrer sur la table comme une merde. Un moment de simplicité particulièrement émouvant qui en dit long sur son importance.
Quoi? Kirsten Dunst?... Ah bon?

1. Emma Frost
aimée dans Astonishing X-Men, X-Men Legacy, Uncanny X-Men, la plupart des séries mutantes quoi...
Ancienne Reine Blanche du Club des Damnés et donc ennemie des X-Men, elle finie par rejoindre l'institut Xavier et en est l'actuelle co-directrice.
Avant, je détestais Emma Frost. Cette petite pute. Ses fringues de salope. Son caractère de garce. En plus, elle avait piqué Cyclops à la gentille Jean Grey. Et puis, j'ai lu Astonishing X-Men y a deux ans, et tout a changé, chuis tombé en admiration. Devant son pouvoir d'abord, une des télépathes les plus puissantes du monde, elle peut aussi, quand faut se fighter, transformer son corps en diamant pur, ce qui la rend indestructible. Ensuite, devant l'ambiguïté qu'elle cultive. Parce que tout n'est pas noir ou blanc, Emma est une sorte d'anti-héros, ne se fiant qu'à son propre jugement pour parvenir à ses fins, quitte à devoir affronter la méfiance de ses partenaires. Mais elle s'en branle, elle n'a besoin de personne, à part de Scott. Femme glaciale et autoritaire, à la répartie cinglante, préférant paraître froide et hautaine plutôt que montrer ses faiblesses, elle ne retire sa carapace qu'en présence de celui-ci. Et durant ces instants, mon mascara coule.
Le Phénix est mort, vive la Reine Blanche. En éclatant le couple Jean Grey/Scott Summers, elle a aussi transformé ce dernier. De gentil boyscout un peu fade, il est devenu un leader confirmé, un vrai meneur d'homme. Emma a réussi là où Jean a toujours échoué, le rendre meilleur, épanoui. Et comme j'ai toujours aimé Scott (putain, un ode entier à la féminité et finir sur une phrase de gay, j'peux pas...).
En ayant passé ces dix dernières années à réécrire Emma Frost, Grant Morrison et Joss Whedon ont réussi à faire d'un personnage stéréotypé, l'héroïne la plus fascinante que j'ai jamais lu. Mélange savoureux de charme et de complexité. Et puis, il y aussi ce passage que j'adore dans Astonishing X-Men. Alors que le groupe vient de perdre Cyclops sacrifié dans l'espace, Kitty Pryde va voir Emma...

"Emma... Ce que nous venons de faire, je... je ne serai jamais d'accord...
- Et il nous faut ton approbation pour..?

- Ce n'est pas la question. Je me disais...

- ... Que j'aurais besoin de te parler? Très bien, parlons... Partageons nos sentiments, allons faire des soirées pyjamas et du shopping. Tu me comprends si bien.

- Je suis morte de rire. Je croyais que tu pourrais éprouver un sentiment de perte.

- Je suis un diamant, Miss Pryde. Et, par définition, je suis ma meilleure amie.
"


Voilà. Cet article m'a pris un mois et demi (vous êtes priés d'en commenter chaque mot). Mais du coup, un Top 50 (parce qu'il faut bien ça) sur les vrais héros virils, ce sera pour dans dix ans, je pense...