mercredi 31 août 2011

Captain America : The First Avenger.


J'ai jamais pleuré devant un film. J'arrive à m'émerveiller, à frissonner, à m'accrocher à mon siège, à avoir peur, à rester bouche bée, à m'émouvoir, à avoir le cafard. Je me laisse facilement absorbé par un film... Mais à pleurer, jamais. D'ailleurs, j'aime bien me foutre de la gueule des gens à qui ça arrive, persuadé que ça m'arriverait jamais. Et puis...

On est à New-York, début des 40's. Tandis que l'Europe s'embrase, le jeune Steve Rogers n'aspire qu'à une seule chose, combattre le nazisme en s'enrôlant dans l'armée américaine. Mais cette dernière le réforme, à cinq reprises. Trop petit, trop frêle, trop souffreteux. Un corps de merde quoi. Mais une volonté qui dépasse la raison.
Lors d'une énième tentative, Steve fait la connaissance d'un scientifique, le professeur Abraham Erskine. Ce dernier, fasciné par le jeune homme, lui propose de se porter volontaire au projet sur lequel il travaille pour le compte de l'armée. L'élaboration d'un sérum permettant à tout être humain d'atteindre sa plénitude physique... Le sérum du Super Soldat.

De l'adaptation la plus risquée, les studios Marvel en ont tirée leur meilleur film (subjectivement évidemment). Et l'un des meilleurs du genre, car porté par un des réalisateurs les plus sous-estimés d'Hollywood, Joe Johnston.
Directeur artistique de deux des plus grandes trilogies du Septième Art (Star Wars et Indiana Jones) et créateur de Boba Fett (même Dieu n'aurait pas fait mieux...), Johnston s'est doté, à partir des 90's, d'une petite filmographie qui, sans atteindre le culte, s'avère être une véritable déclaration d'amour au cinéma d'aventure. De Honey, I Shrunk The Kids à Jurassic Park III, en passant par The Rocketeer et Jumanji (han Kirsten y était vraiment trop bonne), cette poignée de films sans prétention révèle Johnston comme un formidable conteur d'histoire. Alternant aisément l'émotion et le spectaculaire. La première bonne idée du film, c'est lui.
La deuxième, c'est d'avoir situé l'intégralité du film dans les 40's. Ça donne un ptit charme rétro(-futuriste) et ça change un peu... Et puis bon, tataner la gueule des nazis, c'est toujours marrant dans les films.
Les ajustements par rapport au matériel de base sont nombreux, mais toujours judicieux. L'explication du costume est une vraie trouvaille scénaristique, la réécriture du personnage de Bucky est plausible et ne dénature pas le personnage et la présence d'Howard Stark, père de, et du Cube Cosmique justifient à eux seuls le côté rétro-futuriste du film.

Devenu une habitude chez le studio, le choix du comédien, ici Chris Evans, dans le rôle titre est encore une fois excellent. D'autant que ça semblait moins évident qu'un Downey Jr. en Tony Stark et que personne n'avait oublié sa tête à claque dans Fantastic Four (enfin pas moi en tout cas). Là, l'acteur est complètement métamorphosé et la surprise n'en est que meilleure. Son Steve Rogers est aussi touchant que son Captain America respire la classe. Le reste du casting est aussi à la hauteur. Un mélange de talents et de vraies gueules (Hugo Weaving en Red Skull, Stanley Tucci en Erskine, Tobey Jones en Arnim Zola et Tommy Lee Jones en... Tommy Lee Jones (c'est moi ou il fait toujours la même chose le mec?)) auxquels s'ajoutent d'agréables surprises (Hayley Atwell, Dominic Cooper, Sebastian Stan...).

Au final, l'ensemble s'apparente plus à un film d'aventure ou de guerre (l'escouade des Howling Commandos, des intrigues de missions secrètes...) qu'à un film de super-héros. Et à l'instar d'un Dark Knight très proche du thriller, ce mélange des genres apporte un vrai plus à l'œuvre, lui donnant une autre dimension, une autre saveur (putain, j'écris vraiment de la merde des fois...).

Et puis bon, on y arrive hein...

Je sais pas ce qui s'est passé.
En fait, depuis que je lis des comics, j'ai toujours aimé Captain America. L'homme qui brandit fièrement son bouclier indestructible contre l'injustice. Protégeant la veuve et le cotorep. Pour moi, il a toujours été le Héros. Le vrai. Celui qu'on rêve d'incarner quand on a 8 ans (avant de se faire une raison et de se rabattre sur Sammo Hung). J'ai toujours trouvé que c'était un beau personnage. Le défendant corps et âme contre les plus sceptiques. My Hero.
Alors j'étais là, assis sur mon siège. Voyant ce jeune homme frêle en train de mener sa vie pourrie. Mais toujours en train d'affronter l'adversité. Son combat est naïf, irraisonné, mais réellement émouvant. Et puis, à force de volonté et de sacrifice, il finit par réussir. Par atteindre son but. Et à ce moment là, je me suis dit qu'un jour, ce ptit gars allait devenir le leader des plus grands héros de la terre. Le leader des Avengers.

Mes yeux se sont humidifiés. Puis une larme a coulé. C'est beau le cinéma putain.

lundi 22 août 2011

Green Lantern.


Un casting qui s'annonçait de plus en plus pourrave. Des premières images d'un costume à faire pleurer. Des trailers à vomir. Et l'annonce d'un ajout de dix millions de dollars au budget initial pour améliorer les effets spéciaux (je crois que ça, c'était le pire)... Et pourtant, je suis allé le voir. Parce que je suis un fan de comics. Et que c'est mon devoir (et aussi parce que ma vie est vide de sens actuellement, mais bon...).

Et donc, Green Lantern...

C'est Martin Campbell à la réalisation. Deux bons James Bond au milieu de pléthores de bouses infâmes.
C'est l'histoire d'un pilote d'essai téméraire choisi pour intégrer une police interstellaire, Le corps des Green Lantern.
C'est aussi l'histoire de ses doutes et de ses dilemmes. Et ça, on s'en branle pas mal.
C'est ni Ryan Gosling, ni Bradley Cooper, ni Chris Pine (mon favori), ni Justin Timberlake. Un putain de fail dans le casting.
C'est le regard vide de Ryan Reynolds (pas aidé par son strabisme, j'avoue).
C'est le jeu d'acteur épouvantable de Ryan Reynolds (pas aidé par son strabisme, j'avoue).
C'est la preuve que Ryan Reynolds a autant de charisme qu'Ed Speelers (qui se souvient d'Eragon ?) et donc, moins qu'une huitre (pas aidé par... bon ok, j'arrête).
C'est un cinquantaine de "What the fuck?!"
C'est des dialogues affligeants.
C'est la confirmation que Blake Lively ne sait pas jouer. Mais que grâce à son cul et ses seins, elle s'en sortira quand même dans la vie.
C'est Peter Sarsgaard et Tim Robbins qui se sont perdus.
C'est le traumatisme d'Hal Jordan quand son avion s'écrase. Du grand cinéma.
C'est une planète Oa aussi laide qu'Asgard.
C'est dix minutes dans l'espace et une heure quarante sur Terre. Ou comment passer à côté de tout le potentiel space opera du comics.
C'est Mark Strong en Sinestro. Il aurait pu sauver le film, si on le voyait plus de quatre minutes.
C'est un abus de plans serrés sur les visages. Pour palier les décors inexistants.
C'est la confirmation que les costumes en CGI, c'était vraiment pas une bonne idée.
C'est la pire adaptation de comics que j'ai jamais vue. Et pourtant, j'ai vu Ghost Rider.
C'est croire qu'on a déjà vu le pire. Et pourtant.
C'est un humour et des choix capillaires douteux, un sidekick moisi qui a même pas de nom, une intrigue amoureuse sans intérêt et un mec qui apprend qu'il n'est pas le seul mais qui va quand même devoir se démerder tout seul à la fin... Ouh putain, mais c'est le scénario de Ghost Rider.
C'est un attentat cinématographique sur Kilowog (mon Lantern préféré). Ou comment faire du meilleur stratège du Corps un putain d'abruti.
C'est Tomar-Re qui ressemble à un travelot.
C'est Parallax en gros nuage noir, quand il est bien fait.
C'est Parallax en gros torchon, quand il est mal fait.
C'est les deux seuls gars au monde qui ont trouvé que Galactus en gros nuage noir dans Rise of The Surfer c'était une bonne idée. Et ces deux mecs étaient chargés du design de Parallax. Ou quand le sort s'acharne.
C'est l'impression qu'on regarde un screen test. Avec des effets spéciaux pas finis.
C'est des scènes d'action incroyables. Non, je déconne.
C'est une bande originale désastreuse. Putain, ils ont même réussi à foirer la musique.

Green Lantern, comme dit le professeur Malcom... "C'est vraiment un gros tas de merde."

samedi 13 août 2011

Rise Of The Planet Of The Apes.


Planet of the Apes, c'est un de mes "Classiques du cinéma dont je connais les grandes lignes mais que j'ai jamais vu parce que j'ai la flemme". Planet of the Apes, c'est aussi des vieux souvenirs d'un remake Burtonien vraiment moisi que j'ai fini par oublier sans peine. À part Estella Warren. Et Rise of the Planet of The Apes, c'est des affiches un peu moches placardés sur les arrêts de bus, mais aussi un trailer plein de promesses, le plus excitant de l'été. Du coup ben, j'y suis allé quoi.

L'histoire en gros...
À San Francisco, des scientifiques cherchent à mettre au point un traitement contre la maladie d'Alzheimer qu'ils testent sur des chimpanzés. Lorsque l'un des tests s'avère concluant sur une femelle, ils se rendent compte que le sérum a aussi pour effet de décupler l'activité cérébrale du sujet. Malheureusement, après un accident au sein du laboratoire, le sérum est jugé inefficace et la femelle chimpanzé, à l'instar des autres cobayes, est abattue. Sa progéniture parvient à être sauvée et recueillie par un jeune scientifique, Will Rodman. Ce dernier découvre alors que le bébé singe, baptisé César, est doté d'une intelligence exceptionnelle.

Réalisé par un inconnu au bataillon, Rupert Wyatt, le film est une réussite presque totale portée par un excellent casting. Parce que le film s'attache à donner de la profondeur à ses personnages, tous les comédiens jouent juste et semblent être parfaitement dirigés, de James Franco (grrr...) à Freida Pinto, en passant par John Lithgow et la bonne surprise Tom Felton... Et puis il y a LA performance qui éclipse toutes les autres, celle du génial Andy Serkis, dans le rôle de César.
Si il n'y avait qu'une seule raison de voir ce film, c'est lui. De son enfance de jeune prodige à sa prise de conscience en tant qu'individu à part entière. De sa profonde solitude au désir de révolte qui le consume. Le film traite longuement du personnage, s'attachant à lui donner une vraie portée émotionnelle. Grâce au jeu incroyable de Serkis et aux effets spéciaux magnifiques et troublants de la WETA, l'effet d'empathie est immédiat. César nous émeut, dans ses joies et sa tristesse. Et cette partie s'avère être la plus passionnante du film.

Le deuxième point fort du film, c'est la richesse du scénario. Faisant la part belle aux personnages (même secondaires), le film dépeint de manière très pessimiste une humanité vouée à sa perte. Représentée ici par un adolescent sadique (et un peu con), un adulte obnubilé par le profit (et un peu con) et un vieillard à l'agonie (gentil mais un peu con). Même le héros, Will Rodman, dont les motivations sont nobles, fait preuve d'une arrogance inconsciente face à la nature. Sa quête conduira à l'extinction des siens.
Ainsi, tout au long du film, la légitimité de la place de l'Homme sur Terre est remise en question. La guerre menée par César n'apparaît alors plus comme une simple révolte face à sa condition d'opprimé, mais comme une évolution naturelle. Une suite aussi logique qu'effrayante.

Bien rythmé, tout en prenant son temps pour s'installer, alternant l'émotion et le spectaculaire. Rise of the Planet of the Apes est aussi riche sur le fond que maitrisé sur la forme. Le tout est ponctué par des scènes fortes, iconiques, s'inscrivant dans la mythologie de la saga. Dont la plus intense me donne encore des frissons... le premier mot de César.



dimanche 3 juillet 2011

Transformers : Dark Of The Moon.


Des couchés de soleil à n'en plus finir. Une explosion. Des femmes divinement belles. Une explosion. Des voitures avec des moteurs gros comme ta mère. Une explosion. Des torses musclés et bronzés. Une explosion. Des army guys à foison. Une explosion. De l'humour gras. Et... encore un tas d'explosions. Le cinéma selon Michael Bay. La création par la destruction. Le summum du bourrin en une poignée de films. C'est jamais subtil, souvent indigeste. Mais ça fait partie de mes nombreux plaisirs coupables. J'aime Michael Bay. Un cinéma fait de bonheurs simples. Mais pas à la portée de tous.


Parce qu'il ne s'adresse pas à un public avide de dialogues subtiles et d'humour cynique, son cinéma se fait souvent prendre de haut. La critique pédante est souvent facile et enfonce les portes ouvertes : patriotisme exacerbé, blagues vulgaires, misogynie. Mais accuser Michael Bay de tous ces maux, c'est essayer vainement d'apporter un fond à sa critique, c'est tenter d'intellectualiser quelque chose qui n'a pas à l'être. Sa filmographie est totalement puérile, naïve et n'est là que pour nous divertir. Elle n'est qu'une succession d'histoires qu'on a tous imaginées ou rêvées, quand on avait entre cinq et dix ans (voire vingt-trois...).

Regarder un de ses films, c'est se revoir plus petit, des figurines dans les mains, d'autres éparpillées sur le lit, en train de faire la guerre. C'est se revoir assis en tailleur, bruitant des explosions. Imaginant des histoires où les héros sont aussi fort que courageux, où les héroïnes sont tellement belles qu'elles valent la peine d'affronter une armée. Des histoires dantesques avec des enjeux simplistes, où il n'y a que le bien contre le mal, sans aucune nuance.
Le cinéma de Michael Bay, c'est juste ça. Un délire purement régressif qui fait appel à nos plaisirs les plus primaires. C'est comme regarder un enfant ouvrir son coffre à jouets, sauf que le sien coûte deux cent millions de dollars.


Évidemment, les défauts sont nombreux. Il faut une certaine patience et beaucoup d'indulgence pour se taper les scènes banales qu'il ne maitrisera jamais vraiment, les punchlines un peu vaseux, son humour gras, et surtout ses tics persistants dont il est le seul à ne pas se lasser (faire un ralenti sur un gars qui sort de sa caisse, quand même...). La liste est encore longue... À cause de ça, ses films ne tiennent jamais sur la longueur, et peuvent parfois devenir franchement mauvais. Mais ils contiennent tous, sans exception, une poignée de scènes dont lui seul a le secret.

Ces scènes, pour peu qu'on les regarde sur un écran géant, peuvent décoller n'importe quelle mâchoire. Elles sont l'unique raison de voir ses films.
C'est une course poursuite effrénée dans Bad Boys II. C'est New-York sous une pluie de météorites dans Armageddon. C'est la longue scène de destruction dans Pearl Harbor. C'est Nicolas Cage à genoux avec les feux de détresse dans The Rock. C'est l'arrivée sur Terre des Autobots dans Transformers. C'est Megan Fox penchée sur le capot de la Camaro sous un soleil couchant. C'est Optimus Prime dans la forêt, seul contre tous dans Revenge Of The Fallen... Ce sont des mélanges de chaos grandiloquent, de furie mécanique, de moments de désespoir et de grâce. Sublimés par une mise en scène emphatique et une esthétique clinquante mais foutrement efficace. Des scènes ultra-jouissives que seul Michael Bay est capable de nous offrir avec une telle maitrise.


Et donc, Transformers : Dark Of The Moon (parce que c'est de ça que je devais parler à la base...) c'est un condensé de tout ça. Du pure Michael Bay, avec ses défauts et ses qualités.

La première heure est une longue exposition du contexte et des enjeux, avec pas mal d'intrigues secondaires sensées donner plus de profondeur à certains personnages, des blagues à la con, et des ptites mises en bouches par-ci par-là, histoire d'admirer la mécanique (hmm Optimus...). C'est un peu long mais bon, les conneries de Shia Labeouf, John Turturro et John Malkovich, c'est débile mais moi ça me fait rire. Alors, à l'inverse de Revenge Of The Fallen, on patiente sans trop faire la gueule, c'est déjà ça. Mais vient quand même un ptit pincement au cœur quand on se rend compte que Megan Fox est vraiment irremplaçable..
La suite, c'est de la démesure dans toute sa splendeur. Le réalisateur fait ce qu'il sait faire le mieux, "Beuuuh je fais tout péter". Ça démarre avec une course poursuite sur l'autoroute qui rappelle une scène du premier opus, mais en mieux. Et ça s'achève avec une baston finale épique. Entre les deux, une heure et demi où les scènes époustouflantes s'enchainent dans un Chicago transformé en deux-deux en terre apocalyptique: le vol plané en wingsuit au milieu de la ville (avec un rendu impressionnant en 3D, et oui), l'attaque du Driller sur un building, les rush d'un Optimus plein de panache... Techniquement, les effets spéciaux sont superbes. La contrainte de la 3D oblige un montage moins épileptique, les scènes d'action n'en sont que plus agréables à suivre. Un mal pour un bien.

Au final, ce troisième épisode conclut la trilogie avec panache en nous laissant bouche bée. Dans la lignée du premier opus et surpassant largement un deuxième très médiocre, Dark Of The Moon nous offre en grande quantité ce qu'on est venu chercher, du grand spectacle. Avec un joli emballage en prime, la marque de fabrique du monsieur.


mardi 7 juin 2011

X-Men : First Class.


Alors, X-Men : First Class...

C'est le retour de Bryan Singer sur la franchise mutante, en tant que producteur et co-scénariste. "
Les enfants, papa est de retour !" Une bonne nouvelle.
C'est les premiers pas de la mutanité. Un devoir de mémoire en somme.
Ça commence avec Rose Byrne en lingerie. Et ça fait déjà une première bonne raison d'aller le voir.
C'est la quête vengeresse d'un polak. Un fond de Guerre Froide. Une poignée d'agents de la CIA. Les tribulations d'un club élitiste. Et au milieu de tout ça, le télépathe le plus puissant du monde. Avec ses cheveux.
C'est Michael Fassbender en Erik Magnus Lehnsherr. Élégant et racé. Une tête qui pue le sadisme et le gendre idéal à la fois. La meilleure trouvaille du film.
C'est un mutant dont on connait le nom qu'une fois qu'on est allé sur Allociné. Riptide donc (le gars qui crée des tornades).
C'est deux mutants dont on sait pas trop ce qu'ils foutent là. Azazel et Riptide. Encore lui.
C'est Caleb Landry Jones en Banshee. Un roukmoute plein de coolitude. Une rareté.
C'est deux trois scènes crypto-gays entre Charles et Erik. C'est beau l'amitié virile.
C'est une fausse bonne idée. La transformation de Beast. Inutile et foireuse. La CGI c'est bien des fois.
C'est Emma Frost. En moche. Putain de permanente. Putain de 60's.
C'est deux caméos fun. Hugh Jackman et Rebecca Romijn. Mais pas de Stan Lee.
C'est Moira McTaggert (Rose Byrne quoi) qui fête tous les jours la journée de la jupe. Aaah les 60's...
C'est une putain de réplique qu'on pourra jamais ressortir dans une conversation normale. "Peace was never an option."
C'est la preuve que Matthew Vaughn maitrise bien le genre.
C'est la preuve que Brett Ratner est un trou du cul.
C'est la preuve que Kevin Bacon a une bonne tête de trou du cul. Mais ça lui sied à ravir.
C'est Lucas Till en Havok. Lucas Till, c'était aussi Travis. Le niais dans ...
C'est pléthore d'incohérences dans un film très cohérent, au final. Logique quoi.
Ça nous rappelle que X-Men est la seule franchise du genre où les femmes ont un rôle prépondérant, même sans être jouées par Kirsten Dunst.
C'est une scène géniale dans un bar en Argentine. Hmmm Erik...
C'est une scène géniale où un sous-marin lévite dans l'air. Hmmm Erik...
C'est la preuve en image que les femmes préfèrent le méchant garçon. Putain de leçon de vie.
C'est la loi hollywoodienne du black qui meurt toujours en premier. RIP Darwin.
C'est des répliques qui sont pourris en VF mais qui ont l'air bien en VO. "Mutant and Proud."
C'est un discours relou et redondant sur le droit à la différence, la peur de l'étranger tout ça. Mais bon, y a peut être des gens qui ont pas vu les précédents films après tout.
C'est l'énième apparition de Michael Ironside en army guy. Pour changer.
Ça se conclut par le transcendant Magneto Theme. Oh putain Erik...
C'est pas un film de Marvel Studios. Du coup, y a rien à la fin du générique.

X-Men : First Class, c'était bien.


lundi 30 mai 2011

La beauté de mon arrêt de tram.

Je suis amoureux. Et même que c'est une fille.

Je l'ai rencontrée il y a moins d'une semaine. C'était mercredi dernier je crois. Le matin.
Comme tous les jours de la semaine depuis maintenant un mois et demi, je me réveille aux alentours de sept heure et demi, sortant d'un sommeil profond mais toujours trop court. Je mate un peu mon PC, me douche et essaye de me rendre un peu présentable. Puis vers huit heure et demi, j'enfile ma besace, chausse mes Veja pourissantes. Et marche jusqu'à l'arrêt de tram. En bas de chez moi, une fois sur cinq, je me dis que le monde est trop silencieux. Alors je remonte chercher mon iPod oublié. Enfin, je m'égare un peu là...

Mercredi dernier donc. J'arrive à l'arrêt de tram. Flandrin Valmy qu'il s'appelle. Ligne C. Elle était déjà là. En train d'attendre. Avec une mou un peu boudeuse qui traduisait son impatience. Il n'y a que nous à l'arrêt. Je lui dis bonjour, elle fait de même en souriant. Puis on échange deux trois banalités jusqu'à l'arrivé du tram. Et chacun part de son côté. Elle est magnifique. À Grenoble, il y a des jolies filles par douzaine à chaque rue avec du "Y en a un peu plus je vous le laisse ?", mais elle, elle est au-dessus du lot. Sa silhouette est divine. Son visage, doux et angélique. Et son fion, sculpté par les anges. D'une beauté plutôt sobre, elle se permet une ptite touche de fantaisie avec un énorme nœud de papillon noir dans ses cheveux.
On finit par se croiser tous les jours. Chaque matin, même endroit, même heure. Parfois en ville. Mais aussi le soir, quand je sors du boulot. Elle est là, à m'attendre. Et on attend le tramway ensemble. En faisant connaissance. Elle ne parle pas beaucoup, j'en ai l'air que plus bavard. Elle est étonnamment drôle. Très cultivée aussi. Son rire est pourri, ce qui lui donne encore plus de charme. Sa compagnie devient le meilleur moment de mes journées routinières.

La suite relève de la chanson pop britannique. Celle à laquelle j'ai été éduqué. Celle qui conte ces rencontres fantasmantes, avec ses banalités et ses moments de grâce. Et qui se conclue par une souffrance presque inévitable. Elle n'est pas d'ici, n'est que de passage. Elle repart bientôt. Surement à la fin de la semaine, sinon plus tôt. Et je ne peux rien y faire. Je redoute ces moments où je me sens faible, complètement dépassé par les évènements, forcé de suivre le cours des choses.
Elle retourne chez elle, aux États-Unis. Pour poursuivre sa carrière d'actrice. Et au bout de quelques mois, de manière aussi naturelle que cruelle, Natalie finira par m'oublier.


(Nan sérieux, faut que je trouve un moyen de chourer cette affiche.)

dimanche 8 mai 2011

Thor

Il y a des jours comme ça où, après avoir passé huit heures à m'exploser les yeux devant un PC, j'aime bien m'achever, comme un con, en allant voir un film en 3D.

Thor donc. En y trainant Laura (parce que tout se paye).

L'histoire en gros...
Il était une fois au royaume d'Asgard, Odin, Père de toute chose et Roi des dieux Asgardiens. Il avait deux fils. Loki, Dieu du mensonge, cheveux gominés et gueule qui pue le vice à des kilomètres. Et Thor, Dieu du Tonnerre, double mètres de muscle et chevelure blonde comme les blés. Ce dernier est promis à la succession de son père vieillissant sur le trône. Malheureusement, dans un acte d'arrogance teinté de débilité, il ravive les flammes d'un conflit éternel opposant les Asgardiens aux habitants du royaume de Jotunheim, les géants des glaces. Jugeant son fils irresponsable et surtout, con comme la pluie, Odin lui retire ses pouvoirs et le bannit d'Asgard, au plus grand bonheur de sa raclure de demi-frère Loki. Exilé sur Terre, dépourvu de son statut divin et de Mjolnir, son marteau magique, Thor s'en sort au final pas trop mal puisqu'il tombe sur une jeune astrologue ressemblant comme deux gouttes d'eau à Natalie Portman... Le fumier.

Le scénario est assez basique, sans véritable surprise, et prend bien le temps de présenter le contexte et les personnages. Le film démarre fort, avec la baston sur Jotunheim. Bon je vous épargne le long paragraphe sur l'excitation d'attardé (mais contenue) qui a suivi la première vision de Mjolnir en action sur un écran de cinéma. Très classe.
Malheureusement, la suite du film est moins awesome. La partie sur Terre manque un peu de rythme, de tension dramatique, mais de manière assez inattendue, est très drôle. Les répliques et running gags sont étonnamment efficaces. Ça rend le truc plus agréable à suivre. La remise en question de Thor est un peu torché, mais bon, bizarrement, on va pas s'en plaindre. Le tout fait qu'on s'ennuie pas jusqu'à l'arrivée tant attendue du Destroyer. Une des bonnes trouvailles du film. Superbement fait, un peu sous exploité malheureusement.
Puis vient la baston finale. Anecdotique et frustrante. Parce qu'elle constitue le climax du film de super-héros et d'action en général, une baston finale ça se scénarise un minimum quand même. Ici pas de portée dramatique, ni l'envie d'en mettre plein la gueule. Un défaut récurrent dans les productions de Marvel Studios. Peut-être dû à un manque de moyens. Où ici, au manque d'aisance de Kenneth Branagh dans cet exercice.
En fait le plus gros défaut de Thor, c'est cette petite voix qui, tout le long, te susurre à l'oreille "Plastique, plastique..." L'impression de costumes cheap. Et puis, la représentation d'Asgard (affreusement dorée) et des Asgardiens est un summum de kitsch et de mauvais goût niquant tout l'esthétique du film.

Heureusement, une trouvaille suffit à faire oublier tous ces défauts. Le cul de Natalie (Non, je déconne. Pas cette fois). L'acteur principal, Chris Hemsworth. (Re)connu pour son rôle de Georges Kirk, père de, dans le Star Trek de Abrams. Il confirme le flair de Marvel pour trouver ses premiers rôles et impressionne autant physiquement que par sa capacité à composer un Thor arrogant et plein de panache. Laissant présager des dialogues avec le Stark de Downey Jr. très prometteurs.
À ses côtés, seul Tom Hiddleston parvient à être convaincant. Anthony Hopkins et Natalie Portman, sans être mauvais, sont un peu en vacances et le casting des guerriers Asgardiens est une horreur. Pas aidé par des costumes tout pourris (la ptite voix...). Le parti pris du film étant de donner un caractère universel à ses divinités plutôt que nordique, le résultat est d'un mauvais goût assez douteux. Le jovial Volfstagg ressemble à un Gimli du pauvre. Heimdall, l'imposant gardien d'Asgard est ici un pauvre black sans charisme. Et Hogun... Bon ça doit être dans mes gènes, mais se donner la peine de prendre un niakoué pour au final, lui donner que deux répliques à dire dans tout le film. Je trouve ça un peu insultant... Reste Sif, qu'est quand même méga bonne (la critique devient aisée, ça sent la fin de l'article).

Au final, même si le film n'est pas une totale réussite, le personnage de Thor l'est, lui. Et pour la suite, c'est le plus important. À l'instar des Iron Man, le film distille des clins d'œil et quelques pistes scénaristiques sur la formation à venir des Avengers, notamment avec l'apparition d'Hawkeye et une autre du Cube Cosmique...

Œuvre mineure du genre, un peu un spin-off avant l'heure, la quatrième production de Marvel Studios s'inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs. Plutôt fidèle au comics, agréable à regarder, avec ses défauts et ses trouvailles, ne tombant jamais dans le vide abyssal d'un Ghost Rider, mais auquel il manque ce petit quelque chose pour le rendre épique... une centaine de millions de dollars en plus.
Une bonne mise en bouche avant *bave*...
Captain America, en août.


dimanche 13 février 2011

Black Swan


Nina est ballerine au New York City Ballet. En dehors de ça, Nina n'a pas de vie. Sa mère est sa meilleure amie, c'est dire.
Pour la nouvelle saison, Nina se voit offrir le premier rôle du Lac des Cygnes. Le rôle de sa vie. Celui-ci implique l'interprétation de deux personnages, le Cygne Blanc et le Cygne Noir. Innocente, gracieuse et craintive, Nina est le parfait Cygne Blanc. Mais elle peine à s'approprier le Cygne Noir, sensuel, frivole et manipulateur. Écrasée par la pression, poussée par une mère envahissante, un professeur hypersexué et l'arrivé d'une nouvelle élève, Nina va faire l'apprentissage de sa part sombre, avant de s'y perdre totalement.

Bon, je sais pas si c'est à cause de mon amour non dissimulé pour l'interprète principale, mais ça faisait bien longtemps qu'un film ne m'avait pas fait un tel effet (et c'est pas juste un prétexte pour pouvoir caser The Dark Knight... Hum). Je suis sorti de la salle complètement sonné. La sensation est indescriptible, mon faible vocabulaire n'aide pas. Ce film est juste incroyable.


Durant presque deux heures, la caméra est collée au personnage de Nina. Les plans larges sont rares. On ne la quitte jamais, même durant les scènes de danse. L'effet d'empathie est super efficace.
Tout le long du film, on est donc dans la tête de cette gamine anorexique, obsédée par la perfection. On sent son souffle, sa moiteur. On ressent toute sa souffrance, mentale ou physique. Et je vous parle même pas de son plaisir sexuel. Et, voyant le monde à travers ses yeux, on sombre dans sa folie. À partir du moment où elle décroche le rôle et cherche à appréhender le Cygne Noir, le film plonge dans un délire purement fantasmagorique. Nina devient complètement schizophrène et paranoïaque. Les gens de son entourage ne sont plus ce qu'ils sont vraiment, mais seulement ce qu'elle croit qu'ils sont (cinq minutes, et j'ai toujours pas trouvé une phrase vraiment potable, du coup on la garde). La mère aimante devient une vieille femme aigrie et possessive, la copine, une rivale jalouse et machiavélique, et le mentor ambiguë, un fantasme sexuel.
Tout est bouleversant, intense, dans l'excès. Le film alterne l'intime et le baroque, l'horreur et le magnifique. Les scènes de ballet sont un mélange de tout cela. Derrière les ptits pas, les gestes amples, les envolés gracieuses (j'y connais rien à la danse classique hein), il y a les corps éprouvés, la répétition infinie des gestes, la torture physique jusqu'à la mutilation.

Et puis, il y a Natalie Portman. 75 A, la peau sur les os. Le parallèle avec Nina est facile à faire tellement elle est métamorphosée par son rôle. La dernière fois que je l'ai vue, c'était dans Brothers, en jeune mère de famille un peu fade, son visage parfait faisait tout (ouais, amoureux quoi...). Là, ça n'a plus rien à voir. La caméra étant constamment fixée sur elle, on se rend enfin compte à quel point son jeu d'actrice est impressionnant. Elle interprète à la perfection un personnage aussi candide qu'érotique, aussi intense sur le plan physique qu'émotionnel. Peut-être le rôle de sa vie. Celui qui fera taire les mauvaises langues. La rumeur court, l'Oscar lui tend les bras.
Les seconds rôles sont aussi parfaits, que ce soit Vincent Cassel en chorégraphe charismatique, Barbara Hershey en mère oppressante, Mila Kunis en danseuse sensuelle et exquise, ou même la trop rare Winona Ryder en étoile déchue.

"Perfect... It was perfect."


Ou alors, c'est une grosse bouse, et qu'aveuglé par mademoiselle Portman, je me suis rendu compte de rien.

Tron Legacy


Ça doit faire plus d'un an que je n'ai plus aucune nouvelle de Monsieur Spock. Aucun teaser, aucune rumeur sur la suite des aventures de l'USS Enterprise. En manque cruel de science-fiction, je suis allé voir Tron Legacy vendredi soir, dans l'espoir de combler ce vide. D'assouvir ce besoin d'explorer un nouvel univers, de m'émerveiller devant des engins futuristes, et de m'en prendre plein la gueule.

De Tron, je ne connaissais absolument rien. Des costumes lumineux, des motos géniales, un film visionnaire devenu culte avec les années, et c'est tout.
En fait, Tron, c'est l'histoire de Kevin Flynn, génie informatique à la tête de l'empire Encom, et pouvant voyager entre la réalité et La Grille, le monde virtuel qu'il a créé et qui, selon lui, représente l'avenir de l'humanité.
Bon la couille, c'est que c'était dans les 80's, et que ça fait maintenant plus de 20 ans que le Dude a disparu. Laissant à son fils l'empire Encom, et des problèmes de riche dont on en a un peu rien à branler. De nos jours, âgé de 27 ans, Flynn fils reçoit un mystérieux message de son père. Il décide alors d'arrêter ses conneries de ptit merdeux, et part à sa recherche. Ce qui va l'amener (tu le vois venir, c'est gros comme ta mère) à plonger dans La Grille.

Bon, sur le fond ce film est complètement moisi. Le scénario est très basique, sans surprise, avec quelques longueurs, des idées mal exploitées, un fourre-tout de tout ce que nous a déjà offert la SF. La relation père-fils toujours très difficile. La meuf seule survivante d'un peuple décimé. L'intelligence artificielle qui se sent plus. La quête de la perfection par l'extermination,... Au bout d'un moment, t'arrêtes de te demander où est-ce que t'as déjà vu ça, sinan tu suis plus le film. L'idée de base (le monde virtuel avec un Créateur et des programmes) ne permet pas vraiment de développer un vrai univers. On se rend vite compte que les possibilités scénaristiques sont très limitées. Et s'il y en a (les algorithmes isomorphiques), elles sont sous-exploitées.
Les personnages sont fades, certains carrément inutiles. Les acteurs font du Keanu Reeves, du binaire. Seul Jeff Bridges s'en sort bien. Normal, c'est le Dude.


Le plaisir de ce film est évidemment ailleurs. Dans l'expérience visuelle, vraiment originale, unique en son genre. Dès le moment où on pénètre dans La Grille, les séquences magnifiques s'enchainent. Que ce soit la ville, les véhicules ou même les combinaisons, tout est pur, élégant. L'effet est étonnamment apaisant, limite planant. L'ambiance musicale par Daft Punk, y est pour beaucoup.
Mais là où le film est vraiment audacieux, c'est dans ses scènes d'actions (les combats au disque, les courses de motos, la scène de fin). Elles aussi sont épurées, sans esbroufe. Le choix de l'esthétisme plutôt que la nervosité. Choix courageux que le film assume jusqu'au bout. Car finalement, ce que ces scènes perdent en rythme, elles le gagnent en beauté, en quintessence.

En fait, Tron Legacy, c'est plus un trip sensoriel qu'un film. Un long clip de Daft Punk de deux heures. C'est comme regarder une lampe zen. La faute à une histoire malheureusement sans intérêt. L'expérience visuelle est belle... Mais putain mettre que dix dollars sur cent soixante millions dans le scénario, c'est pas permis quoi.




lundi 31 janvier 2011

"High heels have got me falling down on my knees..."

Aujourd'hui, en ce jour sibérien, intéressons-nous au plus grand mystère du multivers, les femmes... dans les comics. Mais femmes quand même.


Que ce soit chez DC ou Marvel, les personnages féminins ont été pendant longtemps futiles et dispensables. Réduites à des rôles secondaires, ingrats, voire absurdes. Au mieux, dévouées et apeurées, au pire, écervelées, elles sont passées du statut d'épouse modèle dans les 60's à celui de prédatrice sexuelle se jetant dans la bataille à moitié à poil dans les 90's. N'apportant rien d'autre que la garantie de voir une paire de seins et un cul rebondi dans les pages d'un comics, elles ont, pendant longtemps, rien eu à dire et n'ont pu exister autrement que par des poses sensuelles et lascives.
Dans un univers essentiellement masculin, elles ont souvent été victimes du manque d'audace de leurs créateurs, auteurs ou dessinateurs. Ces derniers ont malheureusement souvent privilégié la forme plutôt que le fond, y ont projeté leurs fantasmes (parfois malsains...), les ont réduites à une seule et unique facette, et sont restés dans l'incapacité d'aller au-delà de la vision masculine qu'ils ont de leurs créations. Un manque d'empathie qui a eu pour effet de rendre ces héroïnes peu réalistes (ayant découvert la psychologie féminine après les comics, je me disais bien que quelque chose clochait). Donc peu intéressantes et encore moins attachantes.

De nos jours, presque débarrassées du mythe de la princesse en danger et d'autres préjugés scénaristiques, elles se sont "émancipées". Une évolution initiée à la fin des 90's par une nouvelle vague d'auteurs un peu plus talentueux, et, sans doute, plus intelligents (en vrac, Warren Ellis, Grant Morrison, Joseph Michael Straczynski, Robert Kirkman, Joss "Buffy daddy" Whedon). Encore majoritairement masculins, ces auteurs ont réussi à s'extirper des clichés (exercice difficile apparemment), et à donner à ces personnages une sensibilité moins stéréotypée. Les rendre plus humaines en conservant ce coté irréel et fantasmant. Le tout, grâce à quelques mots bien écrits.
Ces héroïnes sont devenues surprenantes, attachantes, douces sans être cruches, et surtout séduisantes tout en restant habillées. Parce qu'un bon récit passe avant tout par des personnages fouillés et bien écrits, quelque soit le sexe, elles ont contribué à rendre les comics meilleurs et les histoires plus passionnantes. Parce qu'aux échecs, comme dans la vraie vie, la Dame est plus importante que le Roi, et que l'essentiel dépend souvent d'Elle et de la place qu'on lui accorde.


Et puis je me suis lancé dans ce truc sans fin. Une liste. Essayer d'en trouver dix, pour au final en avoir vingt. Parler de personnages fictifs sans passer pour un cinglé. Réussir à trouver autre chose à dire que "Ben parce qu'elle est bonne..." Une liste faite de corps de rêve, de costumes moulants, de mutantes, d'armes de destructions massives, mais pas que...

"Mon Top 20 des Personnages Féminins dans les Comics."

20. Mera
aimée dans Blackest Night.
Comme l'a dit un jour Raj Koothrappali, "Aquaman sucks." Mais heureusement, il est mort (même si on se doute que c'est temporaire). Et encore heureusement, il y a sa veuve (temporaire, donc), Mera. Découverte très récemment dans Blackest Night, la reine d'Atlantide, jusque là assez austère et un peu conne, est en fait une véritable guerrière n'hésitant pas à faire couler le sang. Une vraie furie. Personnage à suivre donc.

19. Hit-Girl
aimée dans Kick Ass.
Fillette de dix ans ultra-violente, experte en armes blanches, et fan d'Hello Kitty et des films de John Woo. Un personnage purement fun. Entrainée par un père cinglé dans une quête vengeresse totalement imaginaire, Mindy Macready est au final la seule touche d'optimisme dans un comics un peu glauque.
La seule bonne idée de Mark Millar ces cinq dernières années.

18. Monica Rambeau
aimée dans Nextwave: Agents of H.A.T.E.
Anciennement connue sous le nom de Captain Marvel (II), puis Photon, puis Pulsar... Monica Rambeau fut membre et leader éphémère des Avengers, avant de finir à la tête d'une équipe de losers infinis.
Héroïne sans grand intérêt, elle devient, dans la série décalée et géniale de Warren Ellis et Stuart Immonen, un personnage infiniment cool, et une formidable chef d'équipe. De plus, elle se révèle hilarante, que ce soit en loser relatant sans cesse son glorieux passé chez les Avengers, ou en leader autoritaire d'une bande d'abrutis.

17. Andrea
aimée dans Walking Dead.
Arrivée dans le groupe des survivants avec sa petite sœur Amy, le destin les sépare très tôt. Cette dernière se faisant mordre par un mort-vivant lors d'une attaque, son ainée lui explose le caisson avant qu'elle puisse se transformer en zombie. Andrea sombre alors dans une profonde dépression avant de retrouver un équilibre dans les bras de Dale, le senior du groupe. Tout au long de la série, Andrea affirme un peu plus son importance au sein des survivants, grâce à son sang-froid à toute épreuve, son instinct maternelle, et surtout grâce à ses incroyables compétences de tireuse d'élite, qui en font un redoutable sniper.

16. Barbara Gordon
aimée dans Detective Comics, et un peu dans toutes les séries DC.
Fille du fameux commissaire et toute première Batgirl, Barbara est l'une des nombreuses victimes de la folie du Joker qui lui brisa la colonne vertébrale dans The Killing Joke. Surmontant cette épreuve avec tout ce qu'il faut de courage et de volonté, elle n'abandonne pas pour autant la lutte contre le crime et grâce à la technologie de Wayne Enterprise, elle devient Oracle, sorte d'agent de renseignement de tous les héros DC.
Ce que j'aime chez Barbara, plus que sa volonté, c'est son intelligence. Qui fait d'elle un personnage à part entière, et la fait briller autrement. Même après un tel drame, elle reste consciente qu'elle peut faire la différence, encore être utile. Et elle l'est foutrement. Évidemment, ça peut paraître bizarre que, dans un univers où les gens peuvent voler et ressusciter quand ça leur chante, elle, elle soit encore clouée à un fauteuil. Mais elle n'a jamais été aussi puissante qu'aujourd'hui, et c'est aussi ce qui la rend unique.

15. Invisible Woman
aimée dans Fantastic Four.
Unique touche féminine des Fantastic Four, et accessoirement milf de l'univers Marvel... Jane Storm (Sue en VO) est l'illustration parfaite de l'évolution de la femme dans les comics. Femme au foyer sans cesse en émoi devant le génie de son mari, et se chargeant de faire le repas après une bonne journée de boulot, elle est devenue une femme moderne à la personnalité affirmé. Aimante mais indépendante. Épouse de Red, sœur de Johnny et confidente de Ben, elle se révèle être le ciment et l'âme du quatuor. Ainsi que la plus puissante.

14. Rogue
aimée dans Uncanny X-Men, X-Men Legacy.
Rogue est un de mes coups de cœurs de jeunesse. Ancienne fugitive ayant rejoint l'institut Xavier, c'était la fille un peu grunge, fougueuse et insolente. J'adorais son look, sa mèche blanche. Pouvant drainer la conscience, la mémoire et le pouvoir des personnes qu'elle touche, elle porte son pouvoir comme un fardeau, car lui interdisant tout contact physique. Durant les 90's, Rogue vola les pouvoirs de Miss Marvel, la rendant amnésique et la privant définitivement de ses pouvoirs. Acquérant ainsi la capacité de voler et une force surhumaine, elle fut pendant longtemps la force de frappe des X-Men.
Ces dernières années, l'intérêt scénaristique du personnage est un peu retombé en même temps qu'elle perdit ses pouvoirs volés. Mais, comme toutes les choses qu'on aime durant notre enfance, j'éprouve toujours un certains plaisir à la voir. En attendant qu'un auteur la remette sur le devant de la scène.

13. Catwoman
aimée dans Detective Comics, et diverses histoires du Chevalier Noir.
Selina Kyle est la femme fatale par excellence. Féline et incroyablement sexuelle. À mes yeux, la seule femme qui mérite le cœur de Bruce. Qu'elle a volé sans jamais vraiment lui rendre.
Le personnage a été réécrit tellement de fois, et parfois de manière tellement ridicule, que... J'ai inconsciemment créé ma propre vision d'elle, sans vraiment savoir si c'est la bonne. Pas une folle à chats, ni vraiment une criminelle, juste une voleuse, juste une femme qui s'amuse dans une ville de barges. Alors oui elle aime Bruce, elle pourrait arrêter ses larcins et se ranger à ses côtés. Mais elle aime trop son indépendance, sa liberté. Donc, oui un jour peut-être, elle le fera, mais pas tout de suite.

12. Quake
aimée dans Secret Warriors.
Personnage majeur d'une des séries que je lis avec le plus d'enthousiasme actuellement, Daisy Johnson est une adolescente ayant la capacité de générer des séismes. Elle est la plus jeune agent ayant l'accréditation maximale au sein du SHIELD, au même titre que Nick Fury. Celui-ci la prend d'ailleurs sous son aile et en fait son bras droit, avant de la mettre à la tête d'une équipe de jeunes badass agissant dans l'ombre, les Secret Warriors.
Trop sure de soi, encore idéaliste et naïve, peinant à assumer son leadership, et devant faire face à de multiples échecs, Daisy est la jeune apprentie surdouée dont on aime suivre le parcours initiatique au fil des épisodes, car appelée à un grand destin. Prendre un jour la place de son mentor, Nick Fury.

11. Agent 355
aimée dans Y: The Last Man.
Espionne de l'organisation secrète Culper Ring, l'agent 355 est chargée de la plus importante mission de l'Humanité, protéger Yorick Brown et son capucin Esperluette, les derniers mâles vivant sur Terre. Durant leur long périple visant à sauver la race humaine et retrouver la copine de Yorick, tout y passe. Plus virile que le dernier homme sur terre, entièrement dévouée à sa mission, et avec un professionnalisme saisissant, elle pète la gueule à tout le monde: des féministes demeurées, des soldates israéliennes, des nymphomanes hystériques, des femmes à barbe... Rien ne lui résiste. Malgré des caractères que tout oppose, les deux personnages finissent par devenir inséparables, entretenant une relation de grande sœur/petit frère à la fois comique et émouvante. De cette histoire passionnante, j'en ai lu le dénouement tragique il y a trois semaines, un samedi soir à 3h du matin. Je me suis endormi avec les larmes aux yeux.

10. Jenny Sparks
aimée dans The Authority.
Connue comme l'Esprit du XXe siècle, Jenny Sparks est née le 1er janvier 1900 en Angleterre et est appelée à disparaître cent ans plus tard.
Sparks manipule à sa guise l'électricité, l'énergie motrice du XXe siècle, et peut aussi convertir son corps en électricité pure. Ses pouvoir l'ayant empêché de vieillir à l'âge de 19 ans, son histoire est plus au moins lié aux grands évènements de son époque. Du Titanic aux premiers voyages dans l'espace, en passant par la Seconde Guerre Mondiale et l'apparition des premiers surhommes. Entre autre, elle a aussi côtoyé un jeune peintre autrichien qu'elle a encouragé à faire de la politique (oups...), a pour parrain l'inventeur de la relativité, est sortie avec un certains Dr. Jones, aventurier à ses heures perdues et a aussi épousé un prince alien venant d'une terre parallèle où l'Angleterre a conquis le monde.
Ayant traversé un siècle de désillusions et de conflits, son caractère est aussi à l'image de cette époque, pessimiste et cynique. Étant convaincue que l'humanité mérite quand même d'être sauvée, elle fonde The Authority peu avant sa mort.

9. Atom Eve
aimée dans Invincible.
C'est lors de sa première viré nocturne sous son costume d'Invincible que Mark Grayson fait la connaissance d'Atom Eve, alors membre de la Teen Team. Le lendemain, ils se rendent compte qu'ils sont en fait dans la même classe... Elle devient alors sa complice de patrouille ainsi que sa confidente.
Invincible n'en étant encore qu'à ses premiers tomes, on ne sait pas grand chose sur Samantha Eve Wilkins, mais je la trouve déjà trop cool. Pouvant manipuler les atomes par la pensée, elle finit par se rendre compte que ses pouvoirs lui permettent bien plus que de jouer les super-héroïnes en tenue moulante. Elle part alors en Afrique aider les populations locales. Belle et intelligente, ses moments de complicité avec Mark font partie des principaux atouts de cette série qui fait la part belle aux relations entre les personnages plutôt qu'aux combats qu'ils mènent. Et puis, on le sait, au départ juste amis, Atom Eve et Invincible vont finir ensembles. On le sent. Il le faut.

8. Michonne
aimée dans Walking Dead.
Dans un monde infesté de mort-vivants, Michonne, ancienne avocate se mue en tueuse de zombies totalement badass.
La première fois que l'on voit Michonne (prononcer Mishawn, sinan c'est vraiment moche), elle est armée d'un katana, et tient en laisse deux zombies, sans bras et sans mâchoire. Son compagnon et son frère. Dès lors, il se dégage de Michonne une aura qui ne la quittera plus de toute la série. Une guerrière sortie tout droit d'un film tarantinien.
Rejoignant le crew des survivants après avoir sauvé un de leur membre, son charisme et son sang-froid en font vite un des leaders moral et stratégique. Mystérieuse, un peu schizophrène, Michonne fait partie de ces personnes froides de premier abord, qui ne parlent pas pour ne rien dire (à part quand elle parle toute seule...), et dont on découvre l'humanité qu'en parcimonie. Véritable survivante, elle traverse, seule, l'épreuve la plus brutale et la plus traumatisante de la série. Confrontée à la bassesse du sexe fort, elle ressort de cette tragédie encore plus forte et nous livre au passage la scène de vengeance la plus mémorable que j'ai jamais lue.

7. Spider-Woman
aimée dans Secret Avengers.
Sans trop savoir pourquoi, Jessica Drew est le personnage féminin qui a pris le plus d'importance dans la continuité Marvel ces cinq dernières années, grâce à un improbable cumul des postes. Propulsée membre des Avengers, elle est aussi une agent double du SHIELD et de l'HYDRA, et se révèle être directement impliquée dans l'invasion Skrull lors de l'arc Secret Invasion. En dehors de ça, Drew est juste un personnage cool cultivant un côté loser et un don pour se retrouver assez souvent dans la merde. Son association avec son homologue masculin dans l'actuelle mouture des Avengers (dont elle est la seule femme vraiment digne d'intérêt) donne lieu à des dialogues assez géniaux.
Sinan, Spider-Woman, c'est aussi un poster de ma chambre, et l'habillage de ma fenêtre de conversation Msn... Pourquoi? Mon apprentie vous le dira mieux que moi.

Penny dit:
haaaann elle me rend lesbienne

Voilà.

6. Wonder Woman
aimée dans Wonder Woman, Justice League of America, Infinite Crisis.
Fille d'Hippolyte. Troisième pierre angulaire de la trinité DC. Pilier de la JLA après en avoir été la secrétaire. Ambassadrice amazone aux pouvoirs divins. Féministe à ses heures perdues. Du haut de ses épaules de nageuse, Princesse Diana de Themyscira est l'une des meilleures et sans doute la plus célèbre super-héroïne jamais créée.
En fait, pour diverses raisons, j'ai mis pas mal de temps avant d'aimer ce personnage. Pendant longtemps, sa perfection m'a rebuté, car faisant d'elle une personne froide, inaccessible, et moralisatrice. Sans parler de son lasso de vérité moisi, et son avion invisible ridicule. Mais après quelques lectures (notamment Infinite Crisis), et la découverte d'une personnalité plus nuancée, l'agacement a laissé place à l'admiration. Ces dernières années, je me suis laissé séduire par sa sagesse, sa compassion et surtout par son humanité et son sens de l'humour. Mais Wonder Woman reste avant tout une guerrière redoutable qui multiplie les moments de bravoure épiques et dont les pouvoirs égalent ceux du fils de Krypton. De plus, à l'instar de ce dernier, son charisme et son côté iconique en font un personnage incroyable. Son costume n'enlevant rien à sa beauté, c'est ainsi que depuis des années, quand je m'emmerde en cours, j'imagine toutes les filles de ma classe en costume de Wonder Woman. C'est souvent à vomir. C'est parfois magnifique.

5. Zatanna
aimée dans Seven Soldiers of Victory, Justice League of America.
Magicienne surpuissante ayant hérité des pouvoirs de son paternel. Considérée comme un second couteau, Zatanna fait partie des personnages trop rarement mis en avant dans la continuité DC, et pourtant, depuis que j'ai lu Seven Soldiers of Victory, je ne peux m'empêcher de craquer pour elle à chacune de ses apparitions.
Malgré sa discrétion, sa générosité, sa bienveillance, son altruisme, et surtout son humour lui donnent une personnalité réellement attachante, et ses périodes de doute la rendent plus abordable qu'une Wonder Woman. Elle a en plus ce petit côté espiègle qui lui rajoute encore plus de charme. Et puis, inutile de faire comme s'il n'existait pas, il y a ce costume à se damner... Bas ou collant, veste queue de pie, chapeau haut de forme. C'est ainsi que depuis quelques années, quand je m'emmerde en cours, et que j'ai fini d'imaginer toutes les filles de ma promo en Wonder Woman, je les imagine habillées en Zatanna. C'est aussi souvent à vomir, mais parfois, c'est aussi magique.

4. Tulip O'Hare
aimée dans Preacher.
Sa mère étant morte le jour de sa naissance, Tulip est élevée par un père aimant, mais convaincu qu'il devait avoir un garçon. Au fin fond du trou du cul des États-Unis, son enfance est alors faite de coupes au bol, d'apprentissage des armes à feu, d'histoires de guerre et de parties de chasse. Au cours de l'une d'elles, alors qu'elle est adolescente, son père est abattu comme un gibier alors qu'il chiait dans les bois. Elle est alors envoyée dans un pensionnat et y fait la connaissance de sa seule amie avec qui elle finie par faire le tour des États-Unis. Et c'est au cours d'une escale au Texas que Tulip rencontra Jesse Custer.
Preacher, c'est l'histoire de ce mec, un révérend malgré lui, possédé par l'esprit de Genesis (le fruit de l'amour interdit entre un ange et un démon), investi d'un pouvoir divin, et qui, ayant appris que Dieu a abandonné le paradis, part à sa recherche pour lui péter la gueule (dans les grandes lignes, ça raconte ça...). Preacher, c'est aussi l'histoire de son meilleur pote Cassidy, un vampire irlandais ivrogne. Mais Preacher, c'est surtout l'histoire d'un amour fou, celle de Jesse et Tulip, au cours d'un voyage totalement surréaliste. Un amour qui transfigure, fait de ridicule et de choses simples. Entre un mec trop cool devant l'éternel, et une dingue de la gâchette, romantique névrosée.

3. Kitty Pryde
aimée dans Astonishing X-Men.
Loin d'être charismatique, un pouvoir d'intangibilité à première vue inoffensif, pas de passé trouble, ni d'expérience traumatisante, l'éternelle cadette des X-Men avait tout pour être chiante, et devenir un boulet. Sauf que c'est pas le cas, j'adore Kitty Pryde, j'adore son nom, j'adore le dire. Kitty Pryde...
Au milieu d'une bande d'armes de destruction massive (Colossus, Cyclops, Storm, etc...), son pouvoir défensif finie par en faire un membre stratégique. La dernière carte à jouer quand les gros bœufs (Wolverine...) sont à terre. D'une loyauté sans faille, maline et ingénieuse, Kitty a en plus ce petit truc qui la place au-dessus des autres. Peut-être sa normalité, ou sa fantaisie, ou encore son dragon extra-terrestre trop cool qu'elle a pour animal de compagnie. Ou alors, c'est juste son histoire d'amour impossible (et un peu niaise) avec Colossus. Mon plaisir coupable.

2. Mary-Jane Watson Parker
aimée dans Amazing Spiderman.
De toutes les WAGS présentes dans les comics, MJ est sans doute la plus populaire, loin devant les summums d'inutilité que sont Betty Ross ou autre Lois Lane. Un caractère épicé, des cheveux rouges flamboyants, des yeux verts, un corps de rêve, des jambes à n'en plus finir, et une carrière d'actrice de merde rondement menée... elle était mon fantasme adolescent ultime, puisqu'elle était la mannequin qui sortait avec le geek, et finissait par l'épouser.
En fait, je me souviens d'un passage que j'ai lu dans Amazing Spiderman y a quelques années, où Peter se lève très tôt le matin et enfile son costume. Mary Jane sort alors de la chambre à moitié endormie, la tête dans le cul, et se met à prendre le ptit déjeuner avec lui, alors qu'elle n'a pas faim. Peter se lance alors dans un long monologue sur les céréales et MJ se contente d'acquiescer, se rendormant peu à peu. Peter nous explique alors qu'elle est son unique raison de vivre. Qu'avec tous les drames qu'il a traversé, il se serait suicidé si elle n'était pas là. Qu'il aime sa patience. Et que durant chaque combat qu'il mène, il pense avant tout à survivre, pour pouvoir retourner auprès d'elle. Le petit déjeuner fini, il l'embrasse sur le front puis lui dit merci, avant de s'envoler par la fenêtre. Mary-Jane expire un "De rien, chéri...", et finie par s'effondrer sur la table comme une merde. Un moment de simplicité particulièrement émouvant qui en dit long sur son importance.
Quoi? Kirsten Dunst?... Ah bon?

1. Emma Frost
aimée dans Astonishing X-Men, X-Men Legacy, Uncanny X-Men, la plupart des séries mutantes quoi...
Ancienne Reine Blanche du Club des Damnés et donc ennemie des X-Men, elle finie par rejoindre l'institut Xavier et en est l'actuelle co-directrice.
Avant, je détestais Emma Frost. Cette petite pute. Ses fringues de salope. Son caractère de garce. En plus, elle avait piqué Cyclops à la gentille Jean Grey. Et puis, j'ai lu Astonishing X-Men y a deux ans, et tout a changé, chuis tombé en admiration. Devant son pouvoir d'abord, une des télépathes les plus puissantes du monde, elle peut aussi, quand faut se fighter, transformer son corps en diamant pur, ce qui la rend indestructible. Ensuite, devant l'ambiguïté qu'elle cultive. Parce que tout n'est pas noir ou blanc, Emma est une sorte d'anti-héros, ne se fiant qu'à son propre jugement pour parvenir à ses fins, quitte à devoir affronter la méfiance de ses partenaires. Mais elle s'en branle, elle n'a besoin de personne, à part de Scott. Femme glaciale et autoritaire, à la répartie cinglante, préférant paraître froide et hautaine plutôt que montrer ses faiblesses, elle ne retire sa carapace qu'en présence de celui-ci. Et durant ces instants, mon mascara coule.
Le Phénix est mort, vive la Reine Blanche. En éclatant le couple Jean Grey/Scott Summers, elle a aussi transformé ce dernier. De gentil boyscout un peu fade, il est devenu un leader confirmé, un vrai meneur d'homme. Emma a réussi là où Jean a toujours échoué, le rendre meilleur, épanoui. Et comme j'ai toujours aimé Scott (putain, un ode entier à la féminité et finir sur une phrase de gay, j'peux pas...).
En ayant passé ces dix dernières années à réécrire Emma Frost, Grant Morrison et Joss Whedon ont réussi à faire d'un personnage stéréotypé, l'héroïne la plus fascinante que j'ai jamais lu. Mélange savoureux de charme et de complexité. Et puis, il y aussi ce passage que j'adore dans Astonishing X-Men. Alors que le groupe vient de perdre Cyclops sacrifié dans l'espace, Kitty Pryde va voir Emma...

"Emma... Ce que nous venons de faire, je... je ne serai jamais d'accord...
- Et il nous faut ton approbation pour..?

- Ce n'est pas la question. Je me disais...

- ... Que j'aurais besoin de te parler? Très bien, parlons... Partageons nos sentiments, allons faire des soirées pyjamas et du shopping. Tu me comprends si bien.

- Je suis morte de rire. Je croyais que tu pourrais éprouver un sentiment de perte.

- Je suis un diamant, Miss Pryde. Et, par définition, je suis ma meilleure amie.
"


Voilà. Cet article m'a pris un mois et demi (vous êtes priés d'en commenter chaque mot). Mais du coup, un Top 50 (parce qu'il faut bien ça) sur les vrais héros virils, ce sera pour dans dix ans, je pense...