lundi 6 décembre 2010

Scott Pilgrim Vs. The World.


(Ouais j'ai les mêmes chaussures, mais j'vais pas prétexter un article juste pour pouvoir le dire. Quoique...)

Jouer de la basse avec son groupe de rock, les Sex Bob-omb. Squatter l'appartement de son meilleur ami gay, Wallace. Passer un peu de temps avec Knives Chau, une lycéenne sino-hystérique qui lui sert de copine. Voilà en quoi se résume la vie de Scott Pilgrim, 23 ans, glandeur rêveur vivant à Toronto.

Jusqu'au jour où une mystérieuse inconnue aux cheveux roses entre dans sa vie. Dans ses rêves d'abord, puis au hasard de quelques rencontres, dans la vraie vie... Obsédé par "la fille de ses rêves" (un peu facile oui...), il se met en quête d'informations et apprend qu'elle s'appelle Ramona Flowers, qu'elle est livreuse pour Amazon, et qu'elle vient d'arriver à Toronto en provenance de New-York. De là, commence une douce romance qui sera vite interrompue par l'arrivée des Seven Evil Exes. Une ligue composée des ex-petits amis de Ramona que Scott devra vaincre s'il veut sortir avec elle...

Adaptation fidèle du comics indépendant de Bryan Lee O'Malley (l'information inutile que tu peux ressortir dans une conversation... ou emporter dans ta tombe), Scott Pilgrim fait partie de ces films déjantés, pratiquant l'humour absurde, audacieux dans la mise en scène... mais qui n'atteindront jamais les cimes du box-office... ceci expliquant cela, mais c'est quand même bien dommage.

Mixant tout ce que peut nous offrir la culture pop des 90's (les comics, les manga, le rock de garage, et les jeux vidéos période Super NES...), ce film inclassable brille surtout par sa forme. La soundtrack assez bandante y est pour beaucoup (Beck, Metric, T-Rex, Blood Red Shoes, la musique de Zelda...). Le film est d'ailleurs conçu comme un jeu vidéo, entre plate-forme, beat'em all, et baston, le héros ayant la possibilité d'acquérir des level up, d'utiliser des combos et des armes en tout genre et devant faire preuve d'ingéniosité pour vaincre ses adversaires...
Tout au long du film, Edgar Wright, multiplie les trouvailles visuelles (les onomatopées par exemple) afin d'exploiter pleinement l'univers du comics, et allant même jusqu'à le transcender. Le tout sans négliger le fond. Bien que simpliste, l'histoire d'amour entre Scott et Ramona est d'une sincérité assez touchante. La dégaine d'ahuri de Michael Cera aide pas mal quand même... Et la galerie des personnages secondaires, de l'entourage de Scott aux sept ex-petits amis, tous aussi barrés, permet de rythmer le film avec des répliques qui fusent. L'humour est très proche de celui des manga. Très visuel, absurde, fait de non-sens... enfin faut aimer quoi.

Scott Pilgrim vs The World est donc juste ce qu'il prétend être. Un film visuellement fun. Un hommage aux 90's. À nos rêves adolescents. Une histoire totalement délirante pour peu qu'on accepte de s'y perdre...

Le film est aussi l'occasion de revoir l'ange de Metropolis version Bryan Singer, le joli Brandon Routh, qui avait un peu disparu de la circulation et qui joue là un ex végétarien possédant des pouvoirs télépathiques... Hum.


2 commentaires:

Envyzzz a dit…

O'Malley c'est le nom du chat dans les Aristochats. (information inutile que tu peux ressortir dans une conversation, ou pas c'est mieux mais que veux-tu, je peux pas la fermer).

AH un article sans spoil qui donne envie de voir le film, ÇA FAISAIT LONGTEMPS :)

nolwenn a dit…

si tu remplaces ramona par rachel ca pourrait être toi dans une autre vie! O'malley c'est aussi dans grey's anatomy mais c'est pas un chat