lundi 17 mai 2010

Le monstre de mon arrêt de bus.

Et puis Nolwenn meurt.

Les piranhas finissent par l'avoir. Ils se ruent sur elle comme des pauvres sur un buffet. Au bout de quelques secondes il ne reste d'elle que les os. Malgré sa chair tendre comme un faux-filet, ils ont même pas pris le temps de savourer. Les salauds. La suite... ben rien. Mon portable sonne, il est 7h30, l'heure de se réveiller. Ainsi s'achève ce trop court long weekend.
Je me lève tranquillement, fais mes 5 pompes et mes 2 abdos quotidiens, reprends mon souffle, puis vais à la douche. Tout beau, tout propre, je m'habille de façon digne, à défaut d'être élégant, fous le PC dans ma besace, puis pars m'emmerder au bureau.

En descendant les escaliers, je me rappelle que ce weekend en plus de Nolwenn, j'ai aussi vu la bande-annonce du dernier Alexandre Aja. Je me dis que ça explique pas mal de choses.

Je me dirige vers l'arrêt de bus en bas de chez moi... Et normalement, si toi chère lectrice, tu as passé quelques mois à Clermont, ou même pire, que tu y vis (ouais c'est à toi que je parle), tu te dis que y'a baleine sous caillou. Le mec, moi donc, tu sais qu'il doit prendre le tram pour aller au boulot, son arrêt est à 250 mètres, 300 grand max, alors pourquoi se dirige-t-il vers un arrêt de bus? Tu imagines le pire et tu as raison. Chuis une grosse feignasse et je prend le bus pour aller jusqu'à mon arrêt de tram. Et puis je fais pas nan plus mes 5 pompes et mes 2 abdos matinaux... Faut pas déconner.

Bref. Donc, j'arrive à l'arrêt de bus. Deux Patriotes qu'il s'appelle. Il n'y a personne. Cool, le banc rien que pour moi (feignasse j'ai dit).
À peine assis, j'ai une sensation horrible, du genre qui fait froid dans le dos. Un frisson qui te glace le sang. Comme dans un film d'horreur, l'impression d'être une fille peu farouche en débardeur moulant, marchant le long d'un couloir sombre, tenant une allumette en train de rendre sa dernière mèche, et attendant de se faire hacher violent par une silhouette venue de nulle part.
Ce matin là, j'ai l'impression qu'on m'observe. Un regard oppressant, angoissant, qui se pose sur moi. Une présence malfaisante. Je me fais tout petit sur mon banc, rentre la tête dans les épaules. Je jette quand même un œil à droite à gauche, et là "Huuuiiiiiiii!!" dans un crie porcin brisant ce qu'il me reste de virilité, un monstre.
Une chose immonde, dont la laideur provoque le dégout et laisse ensuite place au malaise. Elle se tient à coté de moi. Écœuré, je détourne le regard dans un premier temps. Puis je me mets à l'observer de plus près. Elle n'a rien d'humain, et c'est pourtant ce vers quoi elle tend à ressembler. C'est une femelle a priori. Peut-être avec les membres inférieurs d'un mâle, anormalement musclés. Une morphologie humaine donc... MAIS avec une tête de cheval. UN VISAGE CHEVALIN. Brillant de tout part, maquillé à la truelle. Un regard affreusement vide, dépourvu de la moindre émotion.
Peut-être qu'à la lecture de ce paragraphe, cher lectrice (ou lecteur, si jamais...), la description de cet humanoïde te dit quelque chose, que tu l'as déjà vu quelque part ces derniers jours... et c'est bien possible. Cette immondice est placardée sur tous les arrêts de bus de France, et elle a un nom, Sarah Jessica Parker.

Une gueule et des cuisses de cheval entièrement photoshopées. Une affiche qui pue le cheap et le mauvais goût, genre Danièle Gilbert à la prochaine fête d'un patelin paumé, ou les prochaines promotions au Shopi de Montcuq. Une robe affreusement laide, des paillettes à outrance, des talons hauts sur des dunes de sable. Tout est à vomir. Et puis je parle pas du film qui sent bon le gros tas de merde et l'exploitation de filon jusqu'au dernier centime.
Bref, je n'ai jamais aimé Sarah Jessica Parker, et elle me le rend bien. Puisqu'elle va me gâcher la vie avec sa tronche immonde tous les matins, et ce pendant au moins une semaine.

En plus, je vais surement être obligé d'aller jusqu'au tram à pieds. Damned.